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Assurance-vie Ramify : avis & analyse 2026
En 2024, le profil le plus dynamique de Ramify a rendu 27,1 %, meilleur score des gestions pilotées grand public. La même année, le fonds en euros du contrat servait 1,50 % de taux de base. Les deux chiffres décrivent le même contrat. Ils disent surtout que Ramify Vie n’a jamais été pensé comme une poche de précaution.
Le contrat est distribué par une fintech lancée en 2021, assuré par Apicil, et géré uniquement sous mandat. Cette configuration le range dans une catégorie précise de notre comparatif assurance vie : celle des contrats qu’on ouvre pour déléguer, pas pour arbitrer soi-même. La nuance pèse lourd au moment de juger les frais.
Reste donc à chiffrer ce que coûte cette délégation, et ce qu’elle rapporte net une fois la commission annuelle prélevée. La grille a d’ailleurs changé le 19 janvier 2026.
+Ce qu’on aime
- 27,1 % en 2024 sur le profil le plus offensif, devant Yomoni et Nalo
- 1,00 % à 1,40 % de frais annuels hors supports, le plancher du piloté
- ETF, SCPI et private equity dans un même mandat, rare à ce tarif
- 0 € à l’entrée, sur versement et sur arbitrage
−Ce qui coince
- Aucune gestion libre : tout passe par le mandat
- Fonds en euros à 1,50 % de taux de base en 2024, hors bonus
- Historique de performance réel depuis 2022 seulement
Un mandat à 1,40 % par an mérite un second regard avant signature.
- Vos coordonnées suffisent, un conseiller vous rappelle
- Un point sur vos frais, vos supports et vos objectifs
- Gratuit, sans versement ni engagement
Mise en relation avec un partenaire, signalée conformément à notre charte.
Au sommaire
01Ce que Ramify vend exactement 02Les frais réels depuis janvier 2026 03Performance nette et fonds en euros 04Les trois portefeuilles au banc d’essai 05À qui ce contrat convient 06Questions fréquentesUn conseiller en assurance vie vous rappelle gratuitement
Frais, fonds en euros, transfert : faites le point sur votre contrat. Sans engagement, aucune souscription en ligne.
Ce que Ramify vend exactement
Ramify n’est ni un assureur ni une banque. La distinction semble technique, pourtant elle détermine qui détient votre argent, qui fixe les frais et qui répond quand un rachat traîne. Deux compagnies portent les contrats, la fintech se contente de sélectionner les supports et de piloter l’allocation.
Une fintech, deux assureurs, aucun contrat maison
Ramify a été fondée en 2021 par Samy Ouardini et Olivier Herbout, deux profils issus du conseil et de la banque d’affaires. La société est immatriculée à l’ORIAS sous le numéro 20009289, avec les statuts de conseiller en investissements financiers, de courtier en assurance et de mandataire d’intermédiaire en opérations de banque. Elle ne porte donc aucun risque assurantiel.
Le contrat historique, Ramify Vie, est assuré par Apicil Épargne. Un second contrat, plus récent, s’appuie sur Generali Vie et son fonds Netissima, dans une version cent pour cent sécurisée. Votre épargne figure donc au bilan de l’assureur, pas à celui de la fintech. En cas de défaillance, la garantie du fonds de garantie des assurances de personnes couvre 70 000 € par assuré et par compagnie.
Cette architecture n’a rien d’exotique. Elle est la norme chez les acteurs de la gestion pilotée en assurance vie, de Yomoni à Nalo. Elle explique en revanche pourquoi les délais de traitement échappent largement à Ramify.
Le mandat, seul mode de gestion disponible
Voilà le point que la plupart des avis traitent en une ligne. Sur son offre principale, Ramify ne propose pas de gestion libre. Vous répondez à un questionnaire, l’algorithme vous attribue un profil de risque noté de 1 à 10, puis une allocation. Vous ne choisissez ni vos ETF, ni le moment d’arbitrer.
La granularité reste néanmoins réelle : 91 profils d’allocation répartis sur quatre thématiques. Le ticket d’entrée démarre à 1 000 €, avec des versements programmés dès 100 €. Le portefeuille Elite, celui qui intègre du non coté, exige en revanche 10 000 €. Autrement dit, l’accessibilité affichée ne vaut que pour les deux premières formules.
Le mandat ne se quitte pas en cours de route
Sortir du pilotage chez Ramify revient à racheter le contrat, donc à repartir de zéro sur l’antériorité fiscale. Sur un contrat en gestion libre, un simple arbitrage suffit. Le choix se fait à l’ouverture, pas après.
Les frais réels depuis janvier 2026
Ramify a refondu sa tarification le 19 janvier 2026. Exit la dégressivité continue, place à trois paliers nommés Premier, Black et Obsidian. Le classement du contrat parmi les moins chers du marché reste vrai, mais le chiffre communiqué ne raconte pas toute l’histoire.
| Offre | Encours requis | Frais annuels hors supports |
|---|---|---|
| PremierCas généralContrat Apicil, gestion pilotée | 1 000 € | 1,40 % |
| BlackContrat Apicil, gestion pilotée | 100 000 € | 1,20 % |
| ObsidianContrat Apicil, gestion pilotée | 1 000 000 € | 1,00 % |
| Contrat 100 % fonds eurosGenerali Vie, toutes offres | 1 000 € | 0,90 % |
Grille en vigueur depuis le 19 janvier 2026, relevée dans la documentation tarifaire de Ramify et les conditions générales des deux assureurs.
Trois grilles, un seul palier réellement accessible
Sur le contrat Apicil, la part assureur ressort à 0,66 % par an. Le solde rémunère Ramify, de 0,34 % à 0,74 % selon le palier. En pratique, la quasi-totalité des souscripteurs reste en offre Premier, donc à 1,40 %. Le palier Black suppose 100 000 € d’encours confiés à la maison, ce qui exclut le premier contrat d’un épargnant.
Comparons sans complaisance. Yomoni facture environ 1,60 % tout compris, Nalo près de 1,65 %, une gestion déléguée bancaire dépasse souvent 2 %. Ramify se situe donc bien en dessous, y compris sur son palier d’entrée. Notre dossier sur les frais d’assurance vie détaille l’effet cumulé de ces écarts sur vingt ans.
Ce que le « tout compris » ne compte pas
Les frais courants des trackers logés dans le mandat ne transitent pas par la grille tarifaire. Ils sont prélevés à l’intérieur des fonds, avant calcul de la valeur liquidative. Compter environ 0,20 % supplémentaires, ce qui situe le coût annuel entre 1,20 % et 1,60 % selon le palier.
Deuxième angle mort : les SCPI intégrées aux portefeuilles Flagship et Elite conservent leurs frais de souscription, généralement de 8 à 10 % du montant investi. Rien d’anormal, cette commission existe aussi en direct. Elle contredit toutefois le message « zéro frais d’entrée » affiché en page d’accueil.
Performance nette et fonds en euros
C’est ici que Ramify justifie sa commission. Les résultats publiés sont nets de tous frais, y compris ceux de la gestion pilotée, ce qui reste rare dans le secteur. Le tableau se lit néanmoins à deux vitesses selon la classe d’actifs observée.
Une gestion pilotée qui a tenu ses promesses
Le profil 10 sur 10 a délivré 27,1 % en 2024 sur les portefeuilles Essential et Flagship, contre 19,6 % chez Yomoni et 21,8 % chez Nalo. L’année 2025 s’est révélée nettement plus terne, à 5,66 %, quand Yomoni signait 11,1 %. Au 31 juillet 2026, le même profil affichait 8,26 % depuis le 1er janvier.
Le profil équilibré, plus représentatif, illustre l’apport de la diversification. Sur 2026, il ressort à 4,45 % en Essential, 5,16 % en Flagship et 5,99 % en Elite. Les SCPI et le non coté font donc une différence mesurable sur les profils intermédiaires, moins sur les profils offensifs. Notre face à face Yomoni ou Ramify reprend ces écarts année par année.
L’œil de la rédaction
Quatre exercices ne font pas un historique. Ramify n’a jamais géré d’argent réel pendant une crise longue, contrairement à Apicil ou Generali. Les simulations présentées au moment de la souscription sont des backtests, pas des performances constatées.
Le fonds en euros, angle mort du contrat
Le support garanti du contrat Apicil s’appelle Apicil Euro Garanti. Son taux de base a servi 1,50 % en 2024, puis 2,50 % en 2025, sous une moyenne de marché estimée à 2,65 %. Les rendements spectaculaires cités ailleurs proviennent d’un bonus de participation aux bénéfices, conditionné à la collecte nette et à la part d’unités de compte.
Le contrat Generali s’en sort mieux, avec 2,85 % servis sur Netissima en 2025 et une bonification de 1,50 % annoncée sur les versements du premier semestre 2026. Cette majoration impose toutefois 31 % d’unités de compte au minimum, un plafond de 500 000 € et de l’argent frais uniquement. Ce n’est donc pas un taux, c’est une promotion.
Taux de base du fonds Apicil Euro Garanti, hors bonus de participation aux bénéfices, relevés dans les publications annuelles d’Apicil Épargne.
Les trois portefeuilles au banc d’essai
Ramify décline son mandat en trois briques d’actifs, chacune déclinable en version verte. L’univers d’investissement reste volontairement resserré, autour d’une cinquantaine de trackers et d’une trentaine de SCPI. Ce choix a des conséquences directes sur ce que vous pouvez espérer.
Essential, Flagship, Elite : ce qui change vraiment
Essential se limite aux ETF actions, aux obligations et au fonds en euros. Flagship y ajoute des SCPI, sans relever le ticket d’entrée. Elite ouvre le private equity à partir de 10 000 €. Sur le profil prudent, l’écart 2025 est net : 1,25 % pour Essential contre 3,19 % pour Elite, soit près de deux points gagnés grâce à l’immobilier et au non coté.
Cette combinaison reste rare à ce niveau de frais. Nalo s’en tient aux trackers, Yomoni y ajoute un fonds immobilier maison. Attention cependant à la liquidité : le non coté immobilise le capital plusieurs années, même à l’intérieur d’une assurance vie rachetable à tout moment.
L’option Green, séduisante mais coûteuse en performance
Les trois portefeuilles existent en version alignée sur l’Accord de Paris, avec des fonds labellisés ISR ou Greenfin. Le filtrage se paie : sur le profil dynamique, la version Green a rendu 20,34 % en 2024 contre 27,1 % en version standard. L’écart s’inverse en 2025, avec 8,12 % pour Green contre 5,66 %. Sur les profils prudents, Green fait jeu égal.
À qui ce contrat convient
Un contrat n’est jamais bon ou mauvais dans l’absolu. Celui de Ramify répond à une situation précise, et devient franchement discutable dans d’autres. Le critère décisif n’est pas le montant investi, mais votre rapport au pilotage.
Le profil pour qui Ramify reste rationnel
Un épargnant de 25 à 45 ans, capable d’immobiliser 1 000 € sur dix ans, sans envie ni temps de suivre une allocation. Pour lui, payer 1,40 % plutôt que 2 % dans sa banque représente une économie réelle, et l’accès aux SCPI par le mandat évite l’inertie du fonds en euros. La diversification livrée clé en main vaut alors son prix.
Le second cas de figure concerne l’épargnant déjà équipé qui souhaite une poche déléguée à côté d’un contrat autogéré. Ouvrir un second contrat reste possible et parfaitement légal, ce que rappelle notre article sur le fait d’avoir plusieurs contrats.
Les cas où le contrat n’apporte rien
Si vous savez construire une allocation en trackers, la commission de pilotage devient un impôt volontaire de 0,74 % par an. Si vous cherchez un fonds en euros performant pour sécuriser une vente immobilière, le taux de base de 2,50 % vous placera derrière les meilleurs contrats du marché. Si vous visez la transmission, Ramify n’apporte aucun accompagnement successoral.
Un dernier point mérite une vérification préalable. Le parcours de souscription repose sur une signature électronique par SMS, et plusieurs lecteurs signalent des blocages depuis l’étranger ou l’outre-mer. Les retours clients mentionnent par ailleurs des délais de trois semaines à un mois sur les rachats, imputables aux processus de l’assureur.
Sur un patrimoine constitué, 1,40 % par an sans conseil global se discute.
- Vos coordonnées suffisent, un conseiller vous rappelle
- Un point sur vos frais, vos supports et vos objectifs
- Gratuit, sans versement ni engagement
Mise en relation avec un partenaire, signalée conformément à notre charte.
Ramify propose la gestion pilotée la mieux calibrée du marché français, avec une tarification que personne n’égale sur le segment délégué. Le contrat s’adresse à un épargnant qui accepte le mandat et vise le long terme, pas à celui qui cherche un fonds en euros ou la liberté d’arbitrer.
Être rappelé gratuitementFaites relire votre situation par un conseiller, gratuitement
Frais, fonds en euros, transfert : faites le point sur votre contrat. Sans engagement, aucune souscription en ligne.
Questions fréquentes
Ramify est-il fiable ?
La société est immatriculée à l’ORIAS sous le numéro 20009289 et adhérente d’une association agréée par l’Autorité des marchés financiers. Elle ne détient pas votre épargne : celle-ci figure au bilan d’Apicil Épargne ou de Generali Vie, deux assureurs soumis au contrôle de l’ACPR. En cas de défaillance de l’assureur, le fonds de garantie des assurances de personnes couvre 70 000 € par assuré et par compagnie.
Peut-on transférer une assurance vie existante vers Ramify ?
Non. Une assurance vie ne se transfère pas d’un assureur à un autre sans clôture, ce qui fait perdre l’antériorité fiscale du contrat. Seule la transformation interne au même assureur reste possible. La bonne pratique consiste à conserver l’ancien contrat pour l’antériorité, puis à alimenter le nouveau. Deux contrats en parallèle ne posent aucune difficulté légale ni fiscale.
Combien de temps prend un rachat chez Ramify ?
Le Code des assurances impose à l’assureur un versement sous deux mois maximum après réception du dossier complet. Dans les faits, les retours clients situent le délai entre trois semaines et un mois, y compris sur un rachat partiel. Ce traitement dépend d’Apicil ou de Generali, pas de Ramify. Prévoyez donc une marge si vous avez une échéance datée.
Quelle fiscalité s’applique aux gains ?
Celle de toute assurance vie française, sans particularité liée à Ramify. Avant huit ans, les gains rachetés subissent le prélèvement forfaitaire unique de 30 %, prélèvements sociaux compris. Après huit ans, le taux tombe à 24,7 % sur la part correspondant aux 150 000 premiers euros de primes versées, après un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule.
Ramify convient-il pour placer 100 000 euros ?
Ce montant ouvre l’offre Black et ramène les frais à 1,20 % par an, soit environ 1 400 € annuels une fois les supports comptés. Le service rendu reste toutefois un mandat standardisé, sans analyse de votre situation familiale ni de vos autres actifs. À ce niveau d’encours, une gestion conseillée ou un contrat luxembourgeois mérite au minimum une comparaison.
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