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Meilleure assurance vie gestion pilotée : top 5 en 2026
Sur cinq ans, le mandat offensif de BoursoVie a servi 1,71 % par an. Sur la même période, le profil le plus dynamique de Yomoni a rapporté 9,73 % par an. Les deux portent la même étiquette de gestion déléguée et la même promesse de délégation à des professionnels. Sur 10 000 euros placés, l’écart approche 5 000 euros en cinq ans.
Ce que vous achetez en gestion pilotée n’est pas une enveloppe fiscale, c’est un mandat : une grille d’allocation, un gérant, des frais propres. L’enveloppe se juge ensuite sur les critères classiques de notre comparatif des contrats d’assurance vie. Deux contrats très différents peuvent héberger exactement le même mandat, à des tarifs qui, eux, ne le sont pas.
Depuis le 24 octobre 2024, un troisième paramètre s’est invité dans l’équation : la loi impose une part minimale d’actifs non cotés dans les profils équilibrés et dynamiques. Le classement qui suit croise donc les frais réels, les performances annualisées sur cinq ans et cette contrainte réglementaire.
1,20 % ou 1,65 % de frais par an : sur vingt ans, l’écart se compte en milliers d’euros.
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Au sommaire
01Le classement 2026 02Ce que coûte réellement un mandat 03Cinq ans, pas un an 04Ce que la loi impose depuis octobre 2024 05Pilotée ou libre : le calcul 06Questions fréquentesLe classement 2026 des gestions pilotées
Six offres concentrent l’essentiel du marché accessible en ligne. Le tableau les classe sur le rapport entre frais totaux et performance annualisée sur cinq ans, seul critère qui résiste vraiment au temps. Les rendements affichés correspondent au profil le plus dynamique de chaque acteur, celui qui expose le mieux la qualité du pilotage.
| Contrat | Frais annuels | Ticket pilotée | Perf. 5 ans | ||
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Linxea Spirit 2Notre choix 2026Spirica · mandats Yomoni ou Otea Capital | 1,20 % + supports | 1 000 € | +9,61 % | Demander une étude |
| 2 | Yomoni VieSuravenir · 10 profils, 100 % ETF | 1,60 % tout compris | 1 000 € | +9,73 % | Demander une étude |
| 3 | RamifyApicil ou Generali · ETF, SCPI et non coté | 1,20 à 1,60 % | 1 000 € | historique < 5 ans | Lire l’avis |
| 4 | Mon Petit PlacementGenerali, Apicil ou La France Mutualiste | 0,50 % + commission | 300 € | +6,89 % | Demander une étude |
| 5 | Nalo PatrimoineGenerali · allocation par projet | 1,65 % | 1 000 € | +6,17 % | Lire l’avis |
| 6 | GoodvieGoodvest · portefeuilles alignés climat | 1,50 % | 300 € | historique < 5 ans | Lire l’avis |
Frais et tickets d’entrée relevés dans les grilles tarifaires des distributeurs. Performances annualisées sur cinq ans du profil le plus dynamique, arrêtées fin 2025 et publiées en 2026.
Linxea Spirit 2, le mandat Yomoni à tarif réduit
Linxea Spirit 2 héberge deux gérants distincts. Otea Capital, société du même groupe que le courtier, pilote quatre profils. Yomoni en pilote quatre autres, et ce sont ceux-là qui tirent les chiffres vers le haut : le profil Offensif a rendu 9,72 % en 2025 et 19,71 % en 2024, soit 9,61 % annualisés sur cinq ans.
La grille tarifaire du contrat plafonne à 0,50 % de frais de gestion sur unités de compte, auxquels s’ajoutent 0,70 % au titre du mandat. Total affiché : 1,20 % par an, hors frais internes des supports. Les profils Otea restent plus mesurés, avec 2,89 % en Défensif et 4,56 % en Dynamique sur 2025.
Une réserve, rarement mentionnée ailleurs : le contrat s’ouvre dès 500 euros, mais la gestion pilotée exige 1 000 euros. Le ticket réel est donc le double de celui que la plupart des comparatifs recopient.
Yomoni Vie, onze ans de recul et dix profils
Lancé en septembre 2015, Yomoni est le plus ancien robo-advisor français encore en activité. Son contrat assuré par Suravenir découpe le risque en dix crans, du P1 très défensif au P10 quasi intégralement actions. Cette granularité change beaucoup de choses : elle permet de calibrer finement plutôt que de choisir entre trois cases.
Les frais s’empilent en trois étages : 0,60 % pour le contrat, 0,70 % pour le mandat, 0,30 % au maximum pour les ETF. Soit 1,60 % tout compris, versements gratuits. En 2025, le P10 a rendu 11,10 % après 19,60 % en 2024, quand le P1 se contentait de 2,50 %. Notre avis détaillé sur Yomoni revient sur la qualité de l’interface et du service.
Ramify, Nalo et Mon Petit Placement : trois manières de piloter
Ramify construit des allocations sur mesure mêlant ETF, SCPI et private equity, avec des frais de 1,20 à 1,60 % selon le portefeuille. Son profil Offensif a signé 24,23 % en 2024, puis 5,42 % en 2025. Le gérant est arrivé en 2021 : son historique reste trop court pour un jugement sur cinq ans complets.
Nalo raisonne par projet et facture 1,65 %. Son portefeuille classique à 90 % d’actions a rendu 5,70 % en 2025. Détail qui mérite attention : la même allocation en version éco-responsable a perdu 1,00 % sur l’année. L’étiquette responsable a coûté près de sept points de performance sur un seul exercice.
Mon Petit Placement joue une carte différente. Le ticket tombe à 300 euros, ou 100 euros par mois en versements programmés. La contrepartie tient dans une commission de performance pouvant grimper à 25 % des gains sur les petits encours, prélevée uniquement au-delà du plus haut historique du contrat. Son profil Intrépide a affiché 20,41 % en 2025.
L’œil de la rédaction
Un mandat ne se juge jamais sur un millésime. Trois des six acteurs de ce classement ont changé de rang entre 2024 et 2025 sans que leur méthode bouge. Le tri se fait sur cinq ans, ou il ne se fait pas.
Ce que coûte réellement un mandat
Le taux annoncé sur une page commerciale ne recouvre presque jamais la facture complète. Trois couches se superposent, et une seule apparaît dans les comparatifs rapides. Notre guide des frais d’assurance vie détaille chaque poste ligne à ligne.
Trois couches de frais, une seule mise en avant
La première couche est le frais de gestion du contrat sur unités de compte : 0,50 à 0,80 % chez les acteurs en ligne, 0,70 à 1 % en banque de réseau. La deuxième est le frais de mandat, entre 0,20 et 0,70 % selon le gérant. La troisième, la plus discrète, correspond aux frais internes des supports.
Cette troisième couche fait toute la différence. Un mandat bâti sur des ETF ajoute 0,20 à 0,30 % par an. Un mandat en fonds actifs peut dépasser 1,50 %, avec des rétrocessions reversées au distributeur. Depuis 2022, les assureurs publient un tableau standardisé qui isole ces rétrocessions : c’est la ligne à lire en premier.
Le même mandat, deux tarifs
Yomoni distribue sa gestion en direct sur Yomoni Vie, à 1,60 % tout compris. Le même gérant pilote quatre profils sur Linxea Spirit 2, où l’addition plafonne à 1,20 % hors supports, soit environ 1,40 % ETF inclus. Passer par le courtier revient donc à acheter un pilotage très proche pour 0,20 point de moins par an.
La nuance mérite d’être posée. Les grilles ne sont pas rigoureusement identiques, les fonds en euros diffèrent, et le découpage en dix crans de Yomoni n’existe pas chez Linxea. En revanche, l’écart de performance sur cinq ans entre les deux versions du mandat Yomoni tient en douze centièmes de point. Le surcoût, lui, est structurel.
Performances : le classement s’inverse d’une année sur l’autre
Les chiffres ci-dessous portent sur les profils les plus offensifs, ceux dont l’écart révèle le mieux la qualité de gestion. La colonne 2024 et la colonne 2025 racontent deux histoires opposées. La colonne cinq ans, elle, sépare durablement.
| Mandat | Perf. 2025 | Perf. 2024 | Perf. 5 ans |
|---|---|---|---|
| Yomoni VieProfil P10 | +11,10 % | +19,60 % | +9,73 % |
| Linxea Spirit 2Offensif, mandat Yomoni | +9,72 % | +19,71 % | +9,61 % |
| Mon Petit PlacementIntrépide | +20,41 % | +7,16 % | +6,89 % |
| Nalo Patrimoine90 % actions, standard | +5,70 % | +19,30 % | +6,17 % |
| RamifyOffensif | +5,42 % | +24,23 % | (+14,44 %) |
| meilleurtaux Allocation VieDynamique | +4,76 % | +11,09 % | +5,54 % |
| BoursoVieOffensif, Edmond de Rothschild AM | +7,43 % | +12,11 % | +1,71 % |
Performances nettes de frais de gestion et de mandat, hors fiscalité, publiées par les distributeurs au titre des exercices 2024 et 2025. La valeur entre parenthèses porte sur un historique inférieur à cinq ans.
Le millésime 2024 ne dit rien de 2025
Ramify termine 2024 en tête avec 24,23 %, puis chute à 5,42 % l’année suivante. Mon Petit Placement fait l’inverse exact : 7,16 % en 2024, puis 20,41 % en 2025. Nalo passe de 19,30 % à 5,70 % sur son portefeuille à 90 % d’actions. Aucun de ces gérants n’a changé de méthode entre les deux exercices.
L’explication tient à la composition des allocations, pas au talent. Une poche technologique américaine surpondérée écrase 2024 puis souffre en 2025. Une exposition européenne fait le trajet inverse. Choisir un mandat sur son dernier millésime revient donc à acheter systématiquement ce qui vient de monter.
Cinq ans, la seule durée qui trie vraiment
Sur cinq ans, la hiérarchie se stabilise nettement. Yomoni et le mandat Yomoni logé chez Linxea se tiennent au-dessus de 9,60 % annualisés. Nalo et Mon Petit Placement s’installent autour de 6 à 7 %. Meilleurtaux Allocation Vie rend 5,54 %. BoursoVie, avec le même intitulé offensif, plafonne à 1,71 %.
Traduit en euros, l’écart devient concret. Un placement de 10 000 euros suivant le P10 de Yomoni pendant cinq ans atteint environ 15 900 euros. Le même montant confié au mandat offensif de BoursoVie ressort à près de 10 900 euros. Deux étiquettes identiques, cinq mille euros d’écart.
Les intitulés ne sont pas comparables
Un profil « dynamique » peut contenir 50 % de fonds en euros chez un assureur traditionnel et 95 % d’actions chez un robo-advisor. Regardez l’allocation cible du document d’information, jamais le nom du mandat.
Prudent, équilibré, dynamique : ce que la loi impose depuis octobre 2024
Jusqu’en 2024, chaque assureur baptisait ses profils comme il l’entendait. Un arrêté a normalisé les trois appellations et fixé des seuils chiffrés. Cette réforme reste largement absente des comparatifs, alors qu’elle conditionne ce que contient réellement votre mandat.
Trois profils normés, des seuils précis
Un profil ne peut être qualifié de prudent que si la part d’engagements à faible risque atteint au moins 50 % de l’encours. Une dérogation ramène ce plancher à 30 % lorsque l’horizon de détention dépasse dix ans. Le profil équilibré obéit à la même logique, avec un seuil de 30 %, abaissé à 20 % au-delà de dix ans.
Entrent dans cette poche à faible risque le fonds en euros, les parts de provision de diversification et les unités de compte reconnues peu risquées. Les seuils s’apprécient au moment des réallocations, qui doivent intervenir au minimum une fois par semestre. Un gérant peut donc dériver temporairement, puis revenir dans les clous.
Ce que dit la loi
Les allocations de gestion pilotée ne peuvent porter que trois qualifications : prudent, équilibré ou dynamique. Les profils équilibré et dynamique doivent intégrer une part minimale d’actifs non cotés, respectivement 4 % et 8 %. Le profil prudent en est dispensé.
Article A. 132-5-4 du Code des assurances, arrêté du 1er juillet 2024Le non coté que vous n’avez pas demandé
Issue de la loi industrie verte du 23 octobre 2023, cette obligation s’applique depuis le 24 octobre 2024. Elle vise les contrats souscrits à compter de cette date. Sur un contrat plus ancien, elle se déclenche lors d’un avenant, d’un changement de profil ou d’un basculement vers la gestion pilotée.
Concrètement, un profil dynamique ouvert aujourd’hui loge au moins 8 % de fonds de capital-investissement, souvent des véhicules agréés ELTIF. Ces supports affichent des frais supérieurs aux ETF, une valorisation trimestrielle et une liquidité contrainte. Le rendement espéré peut compenser, mais la contrainte est subie, pas choisie. Rester en profil prudent reste la seule façon d’y échapper.
Pilotée ou libre : le calcul qui tranche
Le mandat coûte en moyenne un demi-point de plus par an que la gestion autonome. Reste à savoir ce que ce demi-point achète. Notre sélection des meilleures assurances vie en gestion libre donne le point de comparaison chiffré.
Ce que le mandat achète vraiment
Le gérant rééquilibre au moins deux fois par an, sans consulter le souscripteur. Cette mécanique évite le biais le plus coûteux de l’épargnant autonome : vendre après une baisse, racheter après une hausse. Sur vingt ans, cette discipline vaut souvent davantage que le demi-point de frais économisé.
S’y ajoute le questionnaire de profilage, obligatoire, qui force à formuler un horizon et une tolérance aux pertes. Beaucoup d’épargnants découvrent à cette occasion qu’un profil dynamique implique de supporter des reculs de 20 à 30 % sans toucher au contrat.
Quand la pilotée ne se justifie pas
Payer 0,70 % de mandat pour une allocation majoritairement investie en fonds en euros n’a aucun sens économique. Le support sert entre 2 et 4 % par an, et le mandat en prélève une part significative. Dans ce cas, la gestion libre avec un fonds en euros et deux ETF fait le même travail.
Le raisonnement vaut aussi pour les petits encours et pour les épargnants déjà à l’aise avec un ETF monde. En revanche, dès que l’allocation mêle actions, obligations, immobilier et non coté, l’arbitrage penche vers le mandat. La complexité est précisément ce que vous déléguez.
Trois profils normés, 4 % à 8 % de non coté imposé : le cadre a changé en octobre 2024.
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À performance quasi identique sur cinq ans, Linxea Spirit 2 facture le mandat Yomoni 0,20 point de moins par an que Yomoni en direct, et laisse la porte ouverte à la gestion libre sur plus de 700 supports. Yomoni Vie garde l’avantage pour qui veut dix crans de risque plutôt que quatre, et Mon Petit Placement reste la seule porte d’entrée sérieuse sous 1 000 euros.
Être rappelé gratuitementQuestions fréquentes
Quel montant faut-il pour accéder à la gestion pilotée ?
Le ticket varie de 300 à 1 000 euros chez les acteurs en ligne. Goodvest et Mon Petit Placement démarrent à 300 euros, ce dernier acceptant aussi 100 euros par mois en versements programmés. Yomoni, Nalo et Ramify exigent 1 000 euros. Linxea Spirit 2 s’ouvre à 500 euros en gestion libre, mais réclame 1 000 euros pour activer un mandat. Les banques de réseau réservent souvent la gestion sous mandat à des encours nettement supérieurs.
Peut-on repasser en gestion libre après avoir choisi un mandat ?
Oui, sur la quasi-totalité des contrats multisupports, et sans frais chez les courtiers en ligne. La bascule prend généralement quelques jours ouvrés et s’effectue depuis l’espace client. Attention toutefois sur un contrat ouvert après le 24 octobre 2024 : la sortie du mandat n’efface pas les parts de fonds non cotés déjà acquises. Leur revente dépend des fenêtres de liquidité propres à chaque véhicule.
Les frais de mandat sont-ils prélevés sur le capital ou sur les gains ?
Sur le capital, dans la grande majorité des cas. Les frais de gestion et de mandat s’appliquent à l’encours, année après année, que le portefeuille progresse ou recule. Mon Petit Placement fait exception avec une commission assise sur les gains, plafonnée à 25 % et déclenchée uniquement au-delà du plus haut historique du contrat. Les frais internes des supports, eux, sont déduits directement de la valeur liquidative.
La gestion pilotée bat-elle la gestion libre ?
Pas mécaniquement. Un portefeuille en gestion libre composé d’un ETF monde et d’un fonds en euros coûte souvent moins de 0,80 % par an, contre 1,20 à 1,65 % pour un mandat. Le surcoût se justifie par le rééquilibrage automatique et la discipline imposée. Sur cinq ans, les meilleurs mandats dépassent 9 % annualisés, quand les moins bons peinent à 2 %. L’écart entre gérants dépasse largement l’écart entre les deux modes de gestion.
Faut-il changer de mandat après une mauvaise année ?
Rarement. Les inversions de classement entre 2024 et 2025 montrent qu’une contre-performance annuelle reflète surtout la composition de l’allocation face aux marchés du moment. Un arbitrage vers le gagnant de l’année revient à acheter haut. Le changement se justifie sur trois motifs : des frais devenus non compétitifs, un profil qui ne correspond plus à votre horizon, ou une sous-performance persistante sur cinq ans face à des mandats de risque comparable.