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Assurance vie Goodlife : notre avis après avoir décortiqué ce que les autres ne disent pas
Le fonds en euros qui justifie l’existence de GoodLife a servi 3,26 % nets en 2025. Il s’appelle Objectif Climat, il est classé Article 9 SFDR, et il n’appartient pas à Goodvest. Son assureur le distribue ailleurs, notamment en gestion libre, à un tarif qui n’a rien à voir. L’arbitrage se joue exactement là.
Deuxième contrat de la fintech après Goodvie, GoodLife est arrivé en juillet 2025 avec un assureur différent. Goodvie reste chez Generali, GoodLife passe chez Spirica. Notre avis sur l’assurance vie Goodvest détaille la maison et sa méthodologie d’exclusion. Ici, on regarde le contrat seul.
Restent deux questions concrètes. Le fonds vert vaut-il son prix quand on le paie à travers un mandat de gestion ? Et le portefeuille Économie Réelle, sans équivalent sur le marché français, compense-t-il les 2,75 % qu’il coûte chaque année ?
+Ce qu’on aime
- Le seul fonds en euros classé Article 9 SFDR, servi à 3,26 % en 2025
- 0 € de frais d’entrée, de versement et d’arbitrage
- Un portefeuille 100 % hors marchés cotés, sans équivalent en assurance vie individuelle
- Exclusion des énergies fossiles documentée et vérifiable
−Ce qui coince
- 1,45 % de frais de gestion, hors frais des supports et du fonds en euros
- Pas de gestion libre : le mandat est obligatoire
- 10 000 € d’entrée sur les deux portefeuilles les plus originaux
GoodLife : le seul fonds en euros classé Article 9 du marché, servi à 3,26 % en 2025.
- Vos coordonnées suffisent, un conseiller vous rappelle
- Un point sur vos frais, vos supports et vos objectifs
- Gratuit, sans versement ni engagement
Mise en relation avec un partenaire, signalée conformément à notre charte.
Au sommaire
01Ce que GoodLife change par rapport à Goodvie 02Objectif Climat, le seul fonds euros Article 9 03Les frais, ligne par ligne 04Économie Réelle, l’argument que personne ne copie 05Pour qui GoodLife tient la route 06Questions fréquentesUn conseiller en assurance vie vous rappelle gratuitement
Frais, fonds en euros, transfert : faites le point sur votre contrat. Sans engagement, aucune souscription en ligne.
Ce que GoodLife change par rapport à Goodvie
Les deux contrats portent la même signature et la même grille d’exclusions sectorielles. Ils ne visent pourtant pas le même épargnant. Toute la différence tient à trois éléments : la présence d’un fonds en euros, l’identité de l’assureur qui le porte, et le ticket d’entrée exigé.
Deux contrats, deux assureurs, deux logiques
Goodvie, ouvert en 2021, reste assuré par Generali et fonctionne à 100 % en unités de compte. L’épargnant y choisit ses thématiques et accepte l’absence de capital garanti. GoodLife inverse la proposition. Spirica porte le contrat depuis juillet 2025 et y loge le fonds en euros Objectif Climat.
Cette bascule d’assureur n’a rien de cosmétique. Spirica alimente en effet plusieurs contrats en ligne réputés pour leurs frais planchers. GoodLife hérite donc d’une infrastructure éprouvée, mais d’une tarification pilotée par Goodvest et non par l’assureur. Le ticket passe de 300 à 500 euros, et la personnalisation thématique cède la place à des portefeuilles standardisés.
Conséquence pratique rarement signalée : un client Goodvie ne peut pas transformer son contrat en GoodLife. Les deux produits vivent chez deux assureurs distincts, ce qui interdit tout transfert interne. Ouvrir GoodLife en parallèle reste la seule voie, avec une antériorité fiscale qui repart à zéro.
Quatre portefeuilles, deux tickets d’entrée
Goodvest a verrouillé deux paliers d’accès. Basique et Essentiel ouvrent dès 500 euros. Le premier combine actions, obligations et fonds en euros. Le second y ajoute de l’immobilier durable via des sociétés civiles, pour une poche non cotée qui peut atteindre 30 % du portefeuille.
Impact 360° et Économie Réelle exigent en revanche 10 000 euros. Le premier élargit la diversification aux FCPR et aux actifs privés, sans quitter les marchés cotés. Le second les écarte totalement, au profit de l’immobilier, de la dette privée, du private equity et des groupements forestiers.
Chaque portefeuille se décline ensuite en profils de risque, du plus prudent au plus offensif. La sélection reste toutefois fermée : le mandat ne se personnalise pas ligne à ligne. Depuis mars 2026, un fonds construit avec Team for the Planet a rejoint Basique et Essentiel, avec jusqu’à 10 % alloués à des projets financés en direct.
Objectif Climat, le seul fonds en euros classé Article 9
Ce fonds change la nature du contrat. Sans lui, GoodLife serait une gestion pilotée verte de plus. Avec lui, l’épargnant accède au seul support garanti du marché français qui poursuive un objectif d’investissement durable au sens réglementaire européen.
Taux nets de frais de gestion, hors prélèvements sociaux, publiés par Spirica pour les contrats dont le niveau de frais équivaut à celui de GoodLife. Le fonds n’a été lancé qu’en avril 2024, d’où deux exercices seulement.
Ce que l’étiquette Article 9 change dans le portefeuille
Un fonds classé Article 9 poursuit l’investissement durable comme objectif principal, pas comme caractéristique secondaire. La nuance est juridique, et elle engage l’assureur sur sa composition réelle. Au moins 90 % des encours financent des projets liés à la lutte contre le réchauffement climatique.
Au 31 décembre 2024, l’allocation affichait 98 % d’obligations environnementales et 2 % d’actifs de diversification. Spirica vise à terme 80 % de green bonds et 20 % de non coté. Par ailleurs, l’exclusion couvre toute la chaîne des fossiles, y compris les sociétés tirant plus de 30 % de leur chiffre d’affaires de ces activités. Notre comparatif des assurances vie responsables replace ce niveau d’exigence face aux offres simplement labellisées ISR.
La garantie à 98 %, et ce qu’elle coûte
Objectif Climat protège 98 % du capital versé, et non la totalité. Le risque théorique porte donc sur 2 %. En pratique, l’effet cliquet sécurise chaque année les intérêts acquis, et ce type de fonds à garantie partielle n’a jamais servi de rendement négatif chez cet assureur.
Le vrai point technique est ailleurs. Les 1,45 % de frais de gestion annoncés par Goodvest s’entendent explicitement hors frais du fonds en euros, que l’assureur prélève de son côté. Autrement dit, la poche sécurisée supporte sa propre couche tarifaire, invisible dans la plupart des comparatifs. Le taux de 3,26 % est publié net de ces prélèvements, ce qui reste la bonne référence de lecture.
La garantie ne porte pas sur 100 % du capital
Objectif Climat sécurise 98 % des sommes versées. Les 1,45 % de frais du contrat s’ajoutent aux frais internes du fonds en euros, prélevés séparément par l’assureur.
Les frais, ligne par ligne
Trois couches se superposent sur GoodLife, et les comparateurs n’en citent souvent que deux. Sur un horizon de vingt ans, l’écart de lecture se compte en milliers d’euros de capital final. Le détail mérite donc d’être posé.
1,45 % de gestion, et ce qui n’est pas dedans
Goodvest détaille sa grille dans sa documentation client : 0,95 % pour le mandat de gestion et 0,50 % pour le contrat, soit 1,45 % partagés entre le distributeur et l’assureur. S’y ajoutent les frais courants des supports sélectionnés, à partir de 0,35 % par an selon le portefeuille.
Sur les portefeuilles cotés, le total observé tourne donc autour de 1,85 % par an. En contrepartie, aucun frais d’entrée, de versement ni d’arbitrage n’est appliqué, ce qui reste rare hors des courtiers en ligne. Pour situer ce niveau dans le marché, notre analyse des frais d’une assurance vie donne les repères par catégorie de contrat.
| Accès au fonds Objectif Climat | Frais annuels | Mode de gestion | Ticket | ||
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Linxea Spirit 2Spirica · gestion libre | 0,50 % | Gestion libre | 500 € | Demander une étude |
| 2 | GoodLife EssentielLe contrat évaluéGoodvest · gestion sous mandat | 1,85 % | Sous mandat | 500 € | Demander une étude |
| 3 | GoodLife Économie RéelleGoodvest · 100 % non coté | 2,75 % | Sous mandat | 10 000 € | Demander une étude |
Frais relevés dans les documents contractuels et la documentation tarifaire publiée par chaque distributeur. Classement par coût annuel croissant, pas par qualité de service.
Le profil Économie Réelle change l’addition
Les supports non cotés supportent des frais internes nettement supérieurs aux fonds indiciels. Sur les FCPR, sociétés civiles et véhicules de dette privée retenus par Goodvest, la moyenne se situe autour de 1,30 %. Le coût total annuel grimpe par conséquent à environ 2,75 %.
Ce niveau reste défendable au regard du service rendu, un mandat sur actifs réels n’ayant pas d’équivalent en assurance vie individuelle. Il devient discutable face à une gestion libre équipée du même fonds en euros. La question Linxea ou Goodvest se résume d’ailleurs à ce seul arbitrage.
Économie Réelle, l’argument que personne ne copie
C’est la vraie singularité du contrat, et paradoxalement celle dont les avis parlent le moins. Aucun autre distributeur ne propose aujourd’hui une gestion pilotée intégralement construite hors des marchés financiers dans une assurance vie individuelle.
Un portefeuille sans marchés cotés
Le portefeuille combine fonds en euros, sociétés civiles immobilières, groupements forestiers, dette privée et private equity. Aucune action ni obligation cotée n’y figure. Le rendement attendu se construit donc à l’écart des indices boursiers, ce qui décorrèle en théorie la valeur du contrat de la volatilité des marchés.
Cette promesse mérite une nuance. La décorrélation tient surtout à la méthode de valorisation des actifs non cotés, réévalués périodiquement et non en continu. La volatilité affichée diminue, le risque économique sous-jacent, lui, ne disparaît pas. Un retournement du marché immobilier se répercute simplement plus tard et de façon plus lisse.
L’œil de la rédaction
Économie Réelle se conçoit comme une poche de diversification, pas comme un contrat unique. Y loger toute son épargne longue revient à concentrer le risque sur une seule classe d’actifs, peu liquide par nature.
La liquidité, vrai point de vigilance
Les supports non cotés ne se rachètent pas au jour le jour comme un ETF. Selon les véhicules, les demandes de rachat passent par des fenêtres de liquidité ou par la capacité de l’assureur à absorber la sortie. Spirica assure la liquidité contractuelle, mais les délais peuvent s’allonger en période de tension.
Pour un épargnant qui pourrait avoir besoin de son argent sous trois ans, ce portefeuille n’est pas le bon choix. Basique et Essentiel, plus liquides et accessibles dès 500 euros, répondent mieux à ce besoin. Le ticket de 10 000 euros joue d’ailleurs un rôle de filtre volontaire.
Pour qui GoodLife tient la route
Le contrat ne s’adresse pas à tout le monde, et Goodvest ne prétend pas le contraire. Deux profils y trouvent une vraie valeur, un troisième paierait pour un service dont il n’a pas besoin.
L’épargnant qui veut du vert sans piloter
C’est la cible naturelle. Quelqu’un qui tient à l’exclusion des fossiles, qui veut une part sécurisée dans son contrat, et qui n’a ni l’envie ni le temps de sélectionner ses supports. Le mandat facture ce service 0,95 % par an, ce qui se compare honorablement aux gestions pilotées bancaires.
Le second profil recherche l’exposition non cotée. Pour un patrimoine déjà investi en Bourse, une poche de 10 000 euros en actifs réels apporte une diversification difficile à répliquer ailleurs dans une enveloppe fiscale aussi favorable. Notre face à face Goodvest ou Nalo compare ces approches de mandat responsable.
Ceux qui feraient mieux d’aller ailleurs
L’épargnant autonome, capable de composer lui-même un portefeuille de fonds labellisés, paie ici 1,35 point de frais annuels pour un service qu’il n’utilisera pas. Le même fonds Objectif Climat est disponible en gestion libre à 0,50 % de frais sur unités de compte, avec plusieurs centaines de supports en face.
Deuxième cas : celui qui cherche avant tout le rendement brut. Les portefeuilles Goodvest excluent des pans entiers de la cote, ce qui a pesé sur les performances quand l’énergie fossile surperformait. Cette contrainte est assumée, mais elle a un coût mesurable sur certains exercices. Mieux vaut le savoir avant de signer.
Fonds euros à 3,26 % en 2025, 0 € de frais d’entrée, ticket à 500 €.
- Vos coordonnées suffisent, un conseiller vous rappelle
- Un point sur vos frais, vos supports et vos objectifs
- Gratuit, sans versement ni engagement
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GoodLife règle le principal défaut de Goodvie en apportant une poche garantie, et signe avec Économie Réelle une offre que personne ne propose ailleurs. Le prix de ce confort reste élevé : 1,85 % par an contre 0,50 % pour le même fonds en euros en gestion libre. Le contrat se justifie si vous voulez du vert clé en main ou de l’actif réel, pas si vous savez piloter vous-même.
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Questions fréquentes
Peut-on transférer une assurance vie existante vers GoodLife ?
Seulement si votre contrat actuel est déjà assuré par Spirica. La loi PACTE autorise le transfert d’un contrat vers un contrat plus récent à condition de rester chez le même assureur, en conservant l’antériorité fiscale. Dans tous les autres cas, il faut racheter l’ancien contrat, ce qui déclenche l’imposition des gains et remet le compteur des huit ans à zéro. Ouvrir GoodLife en parallèle est souvent la meilleure option.
GoodLife est-elle disponible en gestion libre ?
Non. Le contrat se souscrit exclusivement en gestion sous mandat, à travers l’un des quatre portefeuilles proposés. Vous choisissez un portefeuille et un profil de risque, Goodvest gère ensuite l’allocation et les arbitrages. Aucune sélection ligne à ligne n’est possible, contrairement à Goodvie où l’épargnant retient ses thématiques d’investissement. Pour piloter vous-même tout en accédant au fonds Objectif Climat, il faut passer par un contrat en gestion libre distribué par Spirica.
Que devient mon contrat si Goodvest disparaît ?
Votre épargne n’est pas détenue par Goodvest. Le contrat est porté par Spirica, filiale de Crédit Agricole Assurances, qui reste votre interlocuteur assureur en toutes circonstances. Goodvest intervient comme distributeur et gestionnaire du mandat. En cas de défaillance du distributeur, le contrat subsiste, mais le mandat de gestion devrait être repris ou résilié. Les actifs, eux, restent cantonnés chez l’assureur.
Les non-résidents peuvent-ils souscrire GoodLife ?
Le contrat est réservé aux personnes physiques dont la résidence fiscale se situe en France. Un expatrié ne peut donc pas ouvrir GoodLife depuis l’étranger. En revanche, un contrat déjà souscrit avant un départ reste généralement maintenu, sous réserve d’informer l’assureur du changement de résidence. La fiscalité applicable dépendra alors de la convention signée entre la France et votre pays d’accueil.
Quelle fiscalité s’applique aux rachats sur GoodLife ?
La fiscalité est celle de toute assurance vie française, indépendante du distributeur. Seule la part de gains contenue dans le rachat est imposée, au prélèvement forfaitaire unique ou au barème sur option. Après huit ans de détention, un abattement annuel de 4 600 euros s’applique sur ces gains, porté à 9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus dans tous les cas.