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Goodvest ou Mon Petit Placement : lequel choisir ?

RubriqueMeilleure assurance vie en 2026 : comparatif, arbitrages et erreurs à ne pas reproduire
Mis à jour29.09.2026
Lecture15 min

Goodvest annonce 0,90 % de frais de gestion. Mon Petit Placement affiche 0,50 %. Sur cette seule ligne, le second gagne. Le calcul se retourne pourtant dès la première bonne année, parce que Mon Petit Placement prélève en plus jusqu’à 25 % de vos gains. Les deux plateformes ne se rémunèrent donc ni au même moment ni sur la même assiette. C’est ce décalage, et non le label responsable, qui désigne le contrat le moins cher pour vous.

Les ressemblances restent réelles. Deux fintechs françaises, un ticket d’entrée à 300 euros, une souscription en ligne, un conseiller joignable. Dans notre comparatif des contrats d’assurance vie, elles occupent le même segment : celui de l’épargnant qui délègue sans passer par sa banque. Leur philosophie de gestion, en revanche, diverge complètement.

Trois écarts tranchent vraiment. La mécanique de facturation d’abord, le rendement du fonds en euros ensuite, la profondeur de l’engagement responsable enfin. Sur le premier point, la différence approche un point de frais annuels dans un marché haussier. Sur le deuxième, Mon Petit Placement passe devant. Sur le troisième, la comparaison n’est même pas serrée.

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Le montant que vous placez décide de l’ordre d’importance de ces trois écarts. En dessous de 15 000 euros, le troisième domine largement. Au-dessus, le premier écrase les deux autres.

Goodvest et Mon Petit Placement, le face à face

Les deux contrats sortent du même moule apparent : fintech française, gestion déléguée, entrée à 300 euros. Le tableau aligne les paramètres qui pèsent réellement sur le capital final à huit ans. Les colonnes frais et fonds en euros concentrent l’essentiel du désaccord.

ContratFrais annuels tout comprisFonds en euros 2025TicketNote
1 GoodvestNotre choix 2026Goodvie chez Generali Vie, Goodlife chez Spirica · gestion sous mandat 1,55 à 1,95 % 3,26 % 300 € 4,1 Demander une étude
2 Mon Petit PlacementLa France Mutualiste · gestion conseillée 1,70 % + jusqu’à 25 % des gains 3,50 % 300 € 3,5 Demander une étude

Frais, taux servis et conditions d’entrée relevés dans les grilles tarifaires publiées par les deux distributeurs et dans les conditions générales de Generali Vie, Spirica et La France Mutualiste.

Deux façons opposées de se faire payer

Goodvest facture un pourcentage de l’encours, point final. La grille court de 1,55 % à 1,90 % par an sur Goodlife et grimpe jusqu’à 1,95 % sur Goodvie selon le profil retenu. Le prélèvement est identique que les marchés montent ou s’effondrent.

Mon Petit Placement fonctionne autrement. Les frais de gestion s’arrêtent à 0,50 % sur les unités de compte, auxquels s’ajoutent les frais internes des fonds, à partir de 1,2 % par an. Vient ensuite la commission de performance, calculée chaque trimestre sur la plus-value, dégressive selon l’encours et plafonnée à 25 %.

La conséquence se lit immédiatement. Une année de baisse coûte moins cher chez Mon Petit Placement, une année de hausse coûte nettement plus. Notre avis complet sur Mon Petit Placement détaille le fonctionnement de ce barème trimestriel.

Gestion sous mandat contre gestion conseillée

Chez Goodvest, vous signez un mandat. L’équipe d’allocation construit et arbitre le portefeuille, vous choisissez seulement un profil de risque et, sur Goodvie, des thématiques parmi les sept proposées. Aucune gestion libre n’existe, sur aucun des deux contrats.

Mon Petit Placement pratique une formule intermédiaire, qualifiée de gestion conseillée. La plateforme propose une allocation après une trentaine de questions réglementaires, puis vous validez. Vous ne choisissez pas ligne à ligne, mais vous décidez d’accepter ou non la proposition.

La différence paraît sémantique. Elle porte pourtant sur la responsabilité : un mandat engage le gestionnaire sur la cohérence de l’allocation, une recommandation validée engage d’abord l’épargnant. Notre analyse détaillée de Goodvest revient sur ce cadre fermé et ce qu’il implique.

Une grille fixe, sans commission prélevée sur vos gains.Mise en relation partenaire Demander une étude gratuite

Frais : l’écart se creuse les bonnes années

Comparer deux grilles tarifaires de nature différente demande de poser les mêmes hypothèses des deux côtés. Le point de départ est plus proche qu’il n’y paraît. C’est la couche supérieure qui sépare les deux maisons, et elle ne se déclenche que dans un cas précis.

Une grille fixe entre 1,55 % et 1,95 % chez Goodvest

Le total se décompose en trois couches. Goodvest prélève 0,90 % pour le conseil et la sélection, l’assureur facture entre 0,40 % et 0,60 % selon le contrat, les supports eux-mêmes coûtent 0,20 % à 0,40 % par an. Aucun frais d’entrée, de versement ou d’arbitrage ne s’ajoute.

Ce niveau reste supérieur à celui d’un contrat en gestion libre, où les frais de gestion sur unités de compte tournent autour de 0,50 %. Goodvest n’est donc pas un contrat économique. Sa grille a en revanche le mérite d’être prévisible : vous connaissez votre coût annuel avant de verser.

Jusqu’à 25 % des gains chez Mon Petit Placement

Le barème de la commission démarre à 0,01 % et monte à 25 % de la plus-value. Il diminue à mesure que le capital investi augmente, ce qui place mécaniquement le petit épargnant en haut de la grille. Un mécanisme de plus haut historique évite toutefois de payer deux fois sur le même gain.

Le fonds en euros Plan B échappe entièrement à cette commission. Elle ne frappe donc que la poche investie en unités de compte, celle qui porte la performance attendue. Autrement dit, plus votre allocation cherche du rendement, plus la facture progresse.

0,9 pointde frais annuels supplémentaires chez Mon Petit Placement sur une année à 6 % de performance brute, à grille de départ pourtant identique.

Ce que donne la comparaison sur 10 000 euros

Prenons un versement de 10 000 euros investi en unités de compte, une performance brute de 6 % et une commission fixée à 20 %, niveau courant sur un ticket modeste. Les deux contrats supportent d’abord environ 1,70 % de frais courants, ce qui ramène le gain net à 430 euros.

La commission de performance prélève ensuite 86 euros sur ces 430 euros. Le rendement net tombe donc à 3,44 % chez Mon Petit Placement, contre 4,30 % chez Goodvest. L’écart représente 0,86 point sur l’année, et il se répète chaque exercice haussier.

Sur une décennie de marchés porteurs, cet écart cumulé devient significatif. À l’inverse, deux années de recul consécutives inversent le classement, puisque Goodvest continue de prélever quand Mon Petit Placement s’abstient. Notre dossier sur les frais d’assurance vie chiffre cet effet sur le long terme.

La commission part de votre compte courant

Chez Mon Petit Placement, le prélèvement est trimestriel et s’effectue hors du contrat, sur votre compte bancaire. Vous êtes averti une semaine avant, sans connaître le montant à l’avance. Quatre provisions à prévoir chaque année.

Fonds en euros : Plan B contre deux fonds verts

La poche sécurisée renverse le rapport de force. Mon Petit Placement dispose du fonds le plus rémunérateur des trois, avec un bonus en cours qui expire dans quelques semaines. Goodvest oppose deux fonds à politique climatique stricte, dont un lancé cet été.

Fonds en eurosAssureurTaux 2025Offre en cours
Plan BMon Petit Placement La France Mutualiste 3,50 % Bonus de 1,50 % en 2026 et 2027, versements de 15 000 à 500 000 €, jusqu’au 30 septembre 2026
Objectif ClimatGoodvest, contrat Goodlife Spirica 3,26 % Aucune
VertessimaGoodvest, contrat Goodvie Generali Vie Lancé en 2026 Plancher de 3 % net en 2026 et 2027, versements reçus jusqu’au 31 décembre 2026

Taux nets de frais de gestion et bruts de prélèvements sociaux, relevés dans les communications des trois assureurs. Moyenne de marché 2025 à 2,60 % selon France Assureurs.

Plan B à 3,50 % en 2025, bonus jusqu’au 30 septembre

Le fonds a servi 3,50 % en 2025, après 3,60 % l’année précédente. Face à une moyenne de marché à 2,60 %, l’écart approche le point complet. Lancé début 2024, il ne porte aucun stock d’obligations à taux nul, ce qui explique une bonne part de sa performance.

Le bonus de 1,50 % s’applique aux versements compris entre 15 000 et 500 000 euros reçus jusqu’au 30 septembre 2026, versements programmés exclus. L’objectif de 5 % communiqué par la fintech combine ce bonus au taux 2025. Il n’est ni garanti ni contractuel, et son calcul se fait au prorata temporis.

Objectif Climat et Vertessima, deux offres à date limite

Objectif Climat, logé chez Spirica dans le contrat Goodlife, a servi 3,26 % en 2025. Ce fonds reste le seul classé Article 9 SFDR du marché français, le niveau le plus exigeant du droit européen. Sa garantie porte sur 98 % du capital net investi, comme sur la plupart des fonds nouvelle génération.

Vertessima change la donne côté Goodvie. Lancé le 15 juillet 2026 avec Generali Vie, ce fonds exclut charbon, pétrole et gaz, et affiche un plancher de 3 % net pour 2026 et 2027 sur les versements reçus jusqu’au 31 décembre 2026. Ses frais propres atteignent 0,75 % par an. Goodvie n’est donc plus un contrat sans support garanti.

Plan B a servi 3,50 % en 2025, contre 2,60 % pour le marché.Mise en relation partenaire Demander une étude gratuite

Ce qu’il y a réellement dans les portefeuilles

Les deux plateformes revendiquent une dimension responsable. Elles ne recouvrent pourtant pas la même réalité. L’une propose des thématiques vertes parmi d’autres, l’autre applique une exclusion sur l’intégralité de son univers d’investissement.

Dix-sept fonds chez Mon Petit Placement, aucun ETF en libre

L’univers compte dix-sept unités de compte, gérées par des maisons établies comme Lazard ou JPMorgan. Onze portefeuilles thématiques les organisent, dont Environnement, Impacts, Emploi et Égalité. Le portefeuille Environnement retient notamment des supports labellisés Greenfin.

Aucun ETF n’est accessible en gestion libre, alors que ces fonds indiciels affichent souvent moins de 0,30 % de frais internes. Les supports sélectionnés facturent, eux, à partir de 1,2 % par an. La restriction protège le débutant de la paralysie du choix, elle coûte cher à l’investisseur autonome.

Un univers entièrement aligné sur l’Accord de Paris chez Goodvest

Goodvest applique son filtre à 100 % des supports référencés, pas à une gamme dédiée. Énergies fossiles, armement controversé, tabac et divertissement pour adultes sont exclus d’office. Les labels ISR, Greenfin et Finansol servent de seuil minimal, pas d’objectif.

Le reporting suit la même logique. Chaque trimestre, l’épargnant reçoit la température de son portefeuille et l’équivalent carbone financé. Cette contrepartie a un prix : l’exclusion des grandes technologiques américaines et du secteur énergétique a pesé sur les performances en phase haussière. Notre comparatif des assurances vie responsables replace les deux offres dans ce paysage.

La rétrocession, le détail qui sépare les deux discours

Un distributeur touche généralement une part des frais facturés par les sociétés de gestion des fonds qu’il référence. Mon Petit Placement perçoit ainsi une rétrocommission d’environ 0,5 % sur ses supports. La pratique est courante et légale, elle crée néanmoins un intérêt à référencer les fonds les mieux rémunérés.

Goodvest y a renoncé et se rémunère uniquement sur ses 0,90 % affichés. Sur le plan de l’alignement d’intérêts, la différence compte davantage que bien des arguments marketing. Elle explique aussi pourquoi la grille de Goodvest paraît plus lourde en apparence.

L’œil de la rédaction

Une thématique verte n’est pas un contrat aligné. Chez Mon Petit Placement, choisir Environnement oriente une poche de votre allocation. Chez Goodvest, l’exclusion porte sur l’ensemble du contrat, y compris le fonds en euros. Vérifiez ce périmètre avant de signer.

Pour quel épargnant chacun tient la route

Aucun des deux contrats ne convient à tout le monde, et leurs zones de pertinence se recoupent peu. Le montant engagé et la force de la conviction environnementale suffisent presque toujours à trancher. Restent quelques situations où ni l’un ni l’autre ne s’impose.

Le profil qui a intérêt à choisir Goodvest

Vous placez au-delà de 15 000 euros, vous visez un horizon de huit ans minimum et l’alignement climatique compte autant que le rendement. Dans ce cas, la grille fixe devient un avantage arithmétique et la méthodologie d’exclusion justifie sa prime tarifaire.

Le choix du contrat mérite ensuite une décision distincte. Goodvie s’ouvre dès 300 euros et donne accès à Vertessima. Goodlife demande 500 euros et loge le fonds Article 9. Les versements programmés démarrent à 50 euros par mois, un seuil rare sur ce segment.

Le profil qui a intérêt à choisir Mon Petit Placement

Vous démarrez avec quelques milliers d’euros, vous voulez un interlocuteur humain et l’engagement responsable ne pilote pas votre décision. Sur ce terrain, l’offre tient ses promesses : la commission reste modeste en valeur absolue quand les gains se comptent en centaines d’euros.

Le fonds Plan B renforce l’argument, avec 3,50 % servis en 2025 et un bonus qui court encore quelques semaines. Un épargnant surtout intéressé par cette poche sécurisée y trouve le meilleur des trois fonds comparés ici.

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Le cas où aucun des deux ne s’impose

L’investisseur capable de bâtir son allocation seul n’a besoin ni de dix-sept fonds fermés ni d’un mandat à 0,90 %. Un contrat en architecture ouverte lui offre plusieurs centaines de supports autour de 0,50 % de frais de gestion. Au-delà de 250 000 euros, la question se déplace vers d’autres structures.

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Le verdict CMAV

Goodvest l’emporte sur la durée, parce qu’une grille fixe coûte moins cher qu’une commission assise sur les gains dès que les marchés progressent, et parce que son exclusion couvre tout le contrat au lieu d’une poche thématique. Mon Petit Placement garde l’avantage sur deux terrains précis : un premier placement de quelques milliers d’euros avec accompagnement humain, et une poche sécurisée logée sur Plan B.

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Questions fréquentes

Peut-on ouvrir les deux contrats en même temps ?

Oui, rien ne l’interdit. Le droit français ne limite ni le nombre de contrats d’assurance vie ni le nombre d’assureurs. Certains épargnants combinent d’ailleurs les deux logiques : Plan B pour la poche sécurisée, Goodvest pour la part exposée aux marchés. Attention toutefois à l’antériorité fiscale, qui se compte contrat par contrat. Deux enveloppes ouvertes le même jour atteignent leurs huit ans ensemble, ce qui simplifie le suivi des rachats.

Lequel accepte le plus petit versement mensuel ?

Goodvest, avec des versements programmés à partir de 50 euros par mois contre 100 euros chez Mon Petit Placement. Le versement initial reste identique à 300 euros sur Goodvie et sur le contrat multisupport de Mon Petit Placement. Goodlife demande en revanche 500 euros à l’ouverture. Pour un effort d’épargne mensuel modeste, l’écart de seuil compte davantage que le ticket d’entrée, puisqu’il conditionne la régularité des versements.

Peut-on transférer son contrat de l’un vers l’autre ?

Non. La loi Pacte autorise uniquement le transfert vers un autre contrat du même assureur. Passer de Mon Petit Placement à Goodvest suppose donc un rachat, qui déclenche la fiscalité sur les gains, puis un versement sur un contrat neuf dont le compteur des huit ans repart de zéro. Pour une enveloppe proche de sa maturité fiscale, mieux vaut la conserver et ouvrir le second contrat en parallèle.

Que se passe-t-il si l’une des deux fintechs disparaît ?

Ni Goodvest ni Mon Petit Placement ne détient votre argent. Les deux sont des courtiers immatriculés à l’ORIAS et supervisés par l’ACPR. Vos versements sont logés chez les assureurs : Generali Vie et Spirica pour Goodvest, La France Mutualiste, Generali Vie et Apicil pour Mon Petit Placement. En cas de défaillance du distributeur, le contrat continue chez l’assureur. La garantie du FGAP couvre 70 000 euros par souscripteur et par assureur.

Combien de temps faut-il pour récupérer son argent ?

Goodvest annonce un versement sous 72 heures ouvrées après un rachat. Mon Petit Placement indique dans sa documentation environ quinze jours pour un rachat partiel et près d’un mois pour un rachat total, avec un montant minimum fixé à 500 euros. Un retrait d’appoint y est donc impossible. Les deux délais restent conformes au maximum réglementaire de deux mois, mais l’écart pratique est réel.

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