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Que penser de l’assurance-vie MACSF ? Avis honnête 2026

RubriqueMeilleure assurance vie en 2026 : comparatif, arbitrages et erreurs à ne pas reproduire
Mis à jour04.10.2026
Lecture23 min
3,4/5Note globale
Frais
2,4
Fonds en euros
4,7
Unités de compte
2,2
Souscription
3,0
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L’assurance vie MACSF loge l’un des tout meilleurs fonds en euros du marché dans l’un des contrats les plus chargés en frais d’entrée. Le fonds RES a servi 3,15 % en 2025, contre 2,65 % de moyenne selon l’ACPR. Dans le même temps, chaque versement sur ce fonds subit 3 % de frais, un niveau que même les banques de réseau n’osent plus afficher. Ces deux vérités coexistent, et c’est tout le problème du RES Multisupport.

La mutuelle des professionnels de santé revendique 1,1 million de sociétaires et 24,6 milliards d’euros d’encours en assurance vie. Son contrat phare occupe donc une place à part dans notre comparatif des assurances vie : ni contrat en ligne low cost, ni produit bancaire médiocre, mais un objet mutualiste avec ses codes propres.

Concrètement, la question n’est pas de savoir si le RES Multisupport est bon ou mauvais. Elle est de savoir pour quelle poche d’épargne il reste pertinent en 2026, et à partir de quel montant ses frais d’entrée mangent l’avantage de son rendement.

+Ce qu’on aime

  • Un fonds en euros à 3,15 % en 2025, au-dessus du marché depuis vingt ans
  • Un taux unique pour tous, sans condition d’unités de compte
  • Frais de gestion contenus à 0,50 % par an
  • Accessible dès 200 €, ou 30 € par mois en versements programmés

−Ce qui coince

  • 3 % de frais sur versement vers le fonds en euros hors promotion
  • Environ 25 unités de compte, sans ETF ni SCPI
  • Adhésion en ligne réservée aux sociétaires, conseiller obligatoire sinon

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Le RES Multisupport en bref

Avant de parler chiffres, il faut comprendre la mécanique du contrat. Le RES Multisupport n’est pas une assurance vie individuelle classique : sa structure associative explique à la fois ses forces et ses lourdeurs.

Un contrat mutualiste porté par l’AMAP

Le RES Multisupport est un contrat de groupe à adhésion facultative, souscrit par l’Association Médicale d’Assistance et de Prévoyance (AMAP) auprès de MACSF épargne retraite. L’épargnant n’adhère donc pas directement auprès de l’assureur : il rejoint l’association moyennant une cotisation de 10 €, puis adhère au contrat collectif. En pratique, cela ne change rien à ses droits sur les rachats ou la clause bénéficiaire.

Ce montage date des années 1980 et traduit l’ADN du groupe. La MACSF compte 1,1 million de sociétaires, 2,3 millions de contrats et un encours épargne retraite de 33 milliards d’euros fin 2025, dont 24,6 milliards en assurance vie. Sans actionnaire à rémunérer, avec des conseillers non commissionnés, la mutuelle redistribue sa performance à ses assurés plutôt qu’à un tour de table. Historiquement réservé aux professionnels de santé, le contrat est par ailleurs ouvert à tous depuis plusieurs années, familles comprises.

Conditions d’accès et modes de gestion

Le ticket d’entrée reste doux : 200 € en versement libre, ou 30 € par mois en versements programmés. Le contrat inclut une garantie plancher en cas de décès ou d’invalidité totale, un filet que beaucoup de contrats en ligne facturent en option. Côté pilotage, l’épargnant choisit entre la gestion libre et des profils de gestion, avec quatre options d’arbitrage automatique gratuites : arbitrage mensuel, dynamisation des intérêts annuels, sécurisation des gains et stop loss.

Le point de friction se situe à la souscription. L’adhésion en ligne au RES Multisupport n’est possible que pour les sociétaires MACSF existants. Un nouveau client doit passer par un conseiller, par téléphone ou en agence. À l’heure où Linxea ou Lucya Cardif s’ouvrent en dix minutes depuis un canapé, ce parcours pèse sur la note de souscription.

Envie de situer le RES face au reste du marché en 2 minutes ?Mise en relation partenaire Demander une étude gratuite

Fonds en euros RES : la vraie force du contrat

Si le RES Multisupport existe encore dans les classements, c’est pour son fonds en euros. Le fonds RES fait partie du club très restreint des fonds qui battent le marché année après année, sans artifice commercial.

2023
3,10 %
2024
3,10 %
2025
3,15 %

Taux nets de frais de gestion, bruts de prélèvements sociaux, relevés dans les communiqués annuels de la MACSF et les données ACPR.

Un rendement au-dessus du marché depuis vingt ans

Le fonds en euros RES a servi 3,15 % en 2025, après 3,10 % en 2024 et 3,10 % en 2023. La moyenne du marché ressort à 2,65 % en 2025 selon l’ACPR, après 2,60 % en 2024. L’écart de 0,50 point paraît modeste sur le papier. Capitalisé sur dix ans, il représente pourtant environ 5 % de capital supplémentaire, sans prendre un gramme de risque de plus.

Surtout, la régularité impressionne davantage que le taux facial. Sur la période 2005-2025, le fonds RES affiche un rendement annualisé de 3,15 %, contre 2,75 % pour la moyenne du marché. Même dans le creux des taux négatifs, il servait 1,55 % en 2020 et 2,10 % en 2021, au-dessus de la concurrence. Seules quelques mutuelles comme Garance tiennent une constance comparable sur longue période.

Pourquoi ce fonds tient la distance

La performance ne sort pas de nulle part. La MACSF investit 78 % de son actif général dans les entreprises, obligations en tête, complétées par des actions cotées et non cotées et un peu d’immobilier. En 2025, les obligations ont fourni à elles seules 2,16 points de rendement. Par ailleurs, la collecte record de 2,44 milliards d’euros en 2025, en hausse de 15 %, a permis d’acheter des obligations rémunérées en moyenne à 3,92 %.

Cette mécanique a une conséquence directe pour l’épargnant : le portefeuille obligataire se renouvelle à des taux supérieurs au rendement servi. Autrement dit, le fonds RES dispose de réserves de performance pour les prochains exercices, là où certains assureurs puisent dans leur provision pour participation aux bénéfices afin de tenir leurs taux.

Un taux unique, sans bonus ni condition

Le marché a pris l’habitude des taux à étages : un taux de base médiocre, puis des bonifications réservées à ceux qui acceptent 40 % ou 50 % d’unités de compte. La MACSF fait l’inverse. Le taux de 3,15 % est versé à tous les épargnants, quelle que soit la date d’ouverture du contrat ou la part d’UC détenue. Aucune condition, aucun taux promotionnel réservé aux nouveaux entrants.

Cette équité mutualiste rappelle la philosophie associative de l’Afer, avec une différence notable : la MACSF l’applique sans faire de bruit. Pour un épargnant sécuritaire, c’est un vrai confort. Le taux affiché est le taux réellement perçu, pas un maximum théorique conditionné à une prise de risque qu’il ne souhaite pas.

Des frais d’entrée qui changent le calcul

Voilà le revers de la médaille. Le RES Multisupport applique une grille de frais d’un autre temps sur les versements, et c’est elle qui plombe la note globale du contrat.

La grille complète des frais

Trois couches se superposent. Les frais sur versement d’abord : 3 % vers le fonds en euros, 1 % vers les unités de compte en versement libre, ramenés à 0,60 % en versements programmés. Les frais de gestion ensuite, plutôt sages : 0,50 % par an sur le fonds en euros comme sur les UC, dégressifs à 0,45 % au-delà de 450 000 € de versements cumulés. Aucun frais de sortie enfin, ce qui laisse la porte ouverte.

Les arbitrages complètent le tableau : 0,20 % du montant transféré vers les unités de compte, avec 12 opérations gratuites par an, largement suffisant en pratique. En revanche, le retour des UC vers le fonds en euros peut être facturé jusqu’à 2 %, un péage dissuasif pour qui voudrait sécuriser ses gains après une bonne année boursière.

Le piège de la sécurisation

Arbitrer ses unités de compte vers le fonds en euros peut coûter jusqu’à 2 % du montant. Sécuriser 20 000 € de plus-values revient alors à 400 € de frais. Les options d’arbitrage automatique gratuites, comme la sécurisation des gains, permettent de contourner en partie ce coût.

Combien d’années pour amortir les 3 %

Faisons le calcul que les plaquettes évitent. Sur un versement de 10 000 € vers le fonds en euros, la MACSF prélève 300 € à l’entrée : seuls 9 700 € travaillent. À 3,15 % par an, il faut environ six ans pour rattraper un fonds en euros moyen à 2,65 % sans frais d’entrée. Six ans pendant lesquels votre avantage de rendement ne fait que combler le péage initial.

Face à un contrat en ligne dont le fonds en euros performe au même niveau, le rattrapage ne se produit tout simplement jamais. Le RES ne se justifie donc que dans une logique de très long terme, ou pour un épargnant qui valorise le modèle mutualiste au-delà du strict rendement net.

6 ansC’est le temps nécessaire pour qu’un versement chargé à 3 % rattrape un fonds en euros moyen sans frais d’entrée, malgré le rendement supérieur du fonds RES.

Ce point mort de six ans vaut face à la moyenne du marché, à 2,65 %. Face à un bon contrat en ligne, le calcul change de nature. Le fonds Euro Nouvelle Génération de Spirica a servi 3,08 % en 2025 sans aucun frais d’entrée : l’avantage de rendement du RES tombe alors à 0,07 point, et il faudrait près de quarante-cinq ans pour effacer les 3 % prélevés au départ. Autant dire jamais.

HypothèseAu bout de 8 ansAu bout de 15 ansAu bout de 20 ans
RES Multisupport MACSF3,00 % à l’entrée · 3,15 % par an12 432 €15 446 €18 037 €
Contrat en ligne sans frais d’entrée0 % à l’entrée · 3,08 % par an12 747 €15 762 €18 344 €

Projection pour un versement unique de 10 000 €, à taux constant et hors prélèvements sociaux, sur la seule poche en fonds en euros. Les taux passés ne préjugent pas des taux futurs : l’exercice sert à mesurer le poids des frais, pas à prédire un rendement.

Le verdict tient en une ligne : au bout de vingt ans, le surcroît de rendement du RES n’a toujours pas remboursé les 300 € prélevés au départ. Il manque encore 307 € pour 10 000 € versés, et cinq fois plus pour un versement de 50 000 €. Ce calcul n’invalide pas le contrat, il désigne le bon geste : verser pendant les fenêtres à 0 %, jamais en dehors.

L’offre à 0 % : une fenêtre qui se referme

La MACSF connaît sa faiblesse et la gomme ponctuellement. Du 1er avril au 31 août 2026, une offre commerciale ramène les frais sur versement à 0 %, fonds en euros et unités de compte compris, versements programmés inclus. Pendant cette fenêtre, le point mort calculé plus haut disparaît : chaque euro versé travaille intégralement dès le premier jour.

Pour un détenteur de RES, c’est le moment d’effectuer les versements prévus, pas dans trois mois. Ces opérations reviennent régulièrement, mais rien ne garantit leur reconduction ni leur périmètre. Hors promotion, la grille à 3 % reprend ses droits dès le lendemain de l’échéance.

Le RES face aux autres fonds en euros

Le fonds RES se situe dans le peloton de tête, mais il n’est ni premier ni seul. Le tableau ci-dessous replace les principaux contrats mutualistes et bancaires que nous analysons, taux 2025 en main, avec ce que chacun prélève à l’entrée.

ContratFonds en euros 2025Frais sur versementFrais de gestionETF et immobilier
MIFCompte Épargne Libre Avenir3,45 %2 %0,60 %SCPI, pas d’ETF
MACSFLe contrat analyséRES Multisupport3,15 %3 %0,50 %Ni ETF ni SCPI
Linxea Spirit 2assuré par Spirica3,08 %0 %0,50 %80 ETF et SCPI
MacifÉpargne Vie2,70 %0 %0,60 %Ni ETF ni SCPI
MutavieMulti Vie2,70 %0 %0,60 %Ni ETF ni SCPI
Moyenne du marchétous contrats, ACPR2,65 %———
MAAFWinalto2,50 %2 %0,60 %Ni ETF ni SCPI
AbeilleÉpargne Active2,40 %*4,31 à 5 %0,60 à 1 %SCI, pas d’ETF
AllianzVie Fidélité2,21 %4,50 %1,15 à 1,40 %Ni ETF ni SCPI

Taux nets de frais de gestion, bruts de prélèvements sociaux, relevés dans les communiqués annuels des assureurs et les données ACPR. *Abeille : dernier taux de base publié, au titre de 2024, hors opération bonus. Les frais sur versement sont ceux de la grille standard, hors promotion commerciale.

La lecture est instructive. La MIF sert 0,30 point de plus que le RES avec des frais d’entrée inférieurs d’un tiers, et ces 2 % disparaissent dès 30 % d’unités de compte. Sur le terrain mutualiste, le RES n’a donc plus le monopole qu’on lui prête.

Unités de compte : le maillon faible

Un bon fonds en euros ne fait pas un bon contrat multisupport. Sur la partie dynamique, le RES Multisupport accuse dix ans de retard sur les standards du marché.

Une vingtaine de supports, ni ETF ni SCPI

Le contrat propose environ 25 unités de compte, exclusivement des OPCVM en gestion active. Aucun ETF, aucune SCPI, aucune SCI. À titre de comparaison, les meilleurs contrats en ligne alignent 700 supports et plus, trackers et immobilier compris. La performance moyenne des UC du marché a atteint 4,7 % nets en 2025 : s’en priver partiellement faute de choix a un coût réel.

Le problème n’est pas seulement quantitatif. Les OPCVM actifs référencés supportent des frais courants de 1 % à 2,5 % par an, qui s’ajoutent aux 0,50 % de gestion du contrat. Un ETF facture cinq à dix fois moins. Sur vingt ans, cet écart de frais internes pèse davantage que les frais d’entrée eux-mêmes.

Des frais invisibles dans la fiche tarifaire

Les frais courants des OPCVM, entre 1 % et 2,5 % par an, ne figurent pas dans la grille tarifaire du contrat. Ils sont prélevés directement dans la valeur liquidative des fonds, avant tout affichage de performance.

Gestion libre, profils et incursions dans le non coté

La gestion libre s’accompagne de profils de gestion pour ceux qui préfèrent déléguer l’allocation, et les quatre options d’arbitrage automatique restent gratuites. La gamme évolue par petites touches : une UC datée Objectif 2028 signée Edmond de Rothschild, et surtout des supports non cotés orientés dette privée et financement d’entreprises, une rareté dans un contrat grand public à ce ticket d’entrée.

Ces initiatives vont dans le bon sens, sans inverser le diagnostic. En 2025, les supports de la gamme MACSF terminent quasiment tous en territoire positif, à l’exception du fonds fortement exposé au dollar. Toutefois, pour construire une vraie poche dynamique diversifiée à frais réduits, ce contrat n’est pas l’outil adapté.

700 supports, ETF inclus, 0 € à l’entrée et 0,50 % de gestion : l’écart se chiffre.Mise en relation partenaire Demander une étude gratuite

Pour qui le contrat MACSF a du sens

Reste la question utile : qui a intérêt à ouvrir, conserver ou alimenter un RES Multisupport en 2026 ? La réponse dépend moins du métier que de la structure d’épargne visée.

Les profils qui y gagnent vraiment

Le contrat vise juste pour l’épargnant sécuritaire qui veut loger l’essentiel de son capital en fonds en euros, sur un horizon supérieur à huit ans, et qui apprécie un interlocuteur humain non commissionné. Les professionnels de santé y ajoutent la cohérence d’un groupe qui gère déjà leur responsabilité civile et leur prévoyance. Pour ce profil, les 3 % d’entrée s’amortissent, surtout en profitant des fenêtres à 0 %.

Les professions libérales du secteur ont d’ailleurs une alternative mutualiste redoutable à étudier : Ampli Mutuelle sert 3,75 % depuis trois exercices sur son monosupport, sans aucun frais sur versement, avec un ticket de 5 000 € réservé aux indépendants. Face à ce concurrent direct sur le terrain mutualiste, le RES perd son monopole affectif.

La stratégie du double contrat

Pour les détenteurs actuels, clôturer un vieux RES serait souvent une erreur. Un contrat de plus de huit ans a acquis son antériorité fiscale : abattement annuel de 4 600 € sur les gains rachetés, le double en couple. La démarche rationnelle consiste plutôt à cantonner le RES à son point fort, le fonds en euros, et à ouvrir un second contrat en ligne pour la poche dynamique en ETF.

Rien n’interdit en effet de détenir plusieurs assurances vie, et cette répartition capte le meilleur des deux mondes : la solidité mutualiste d’un côté, les frais planchers et l’univers d’investissement de l’autre. C’est précisément le montage que nous recommandons à la plupart des lecteurs qui nous interrogent sur ce contrat.

L’œil de la rédaction

Ne clôturez jamais un RES de plus de 8 ans sur un coup de tête. Son antériorité fiscale et son fonds en euros à 3,15 % en font une excellente poche sécurisée. Cessez simplement d’y verser vers les UC et ouvrez un second contrat pour la partie dynamique.

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Le verdict CMAV 3,4 / 5

Le RES Multisupport reste un excellent fonds en euros enfermé dans un contrat vieillissant. Conservez-le pour la poche sécurisée si vous le détenez déjà, alimentez-le pendant les offres à 0 % de frais, mais confiez vos unités de compte à un contrat en ligne : 25 OPCVM chargés en frais ne rivalisent pas avec 700 supports et des ETF.

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Récupérer son argent et la fiscalité 2026

Un contrat se juge aussi à la sortie. Sur ce terrain, le RES Multisupport applique le droit commun de l’assurance vie, sans frais de rachat ni pénalité. Encore faut-il connaître ce que l’État prélève, et ce que l’assureur doit tenir comme délais.

§

Ce que la loi de financement 2026 change, et ne change pas

La LFSS pour 2026 porte la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %, soit 18,6 % de prélèvements sociaux sur les dividendes, les intérêts et les plus-values mobilières. L’assurance vie est expressément exclue de cette hausse et reste à 17,2 %, comme l’immobilier et les revenus fonciers. L’enveloppe gagne donc 1,4 point d’avantage relatif face à un compte-titres, sans qu’aucune démarche soit nécessaire.

Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026

Ce que vous payez réellement sur un retrait

La confusion la plus répandue consiste à croire que le retrait est taxé. Il ne l’est pas. Seule la fraction de gains contenue dans le retrait entre dans l’assiette, au prorata du capital. Sur un contrat de 50 000 € dont 8 000 € de gains, un rachat de 10 000 € ne porte que 1 600 € de gains imposables.

§

La fiscalité qui s’applique à vos retraits

Seule la part de gains comprise dans un retrait est taxée, jamais le capital versé. Avant huit ans, elle supporte 30 % au total (12,8 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux). Après huit ans, le taux tombe à 24,7 % (7,5 % et 17,2 %) sous 150 000 € de versements, après un abattement annuel de 4 600 € de gains pour une personne seule et 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. L’abattement se renouvelle chaque année civile et ne se reporte pas.

Article 125-0 A du Code général des impôts

Pour un détenteur de RES ouvert depuis plus de huit ans, cela se traduit très concrètement : un couple peut sortir chaque année jusqu’à 9 200 € de gains sans payer un euro d’impôt sur le revenu, les 17,2 % de prélèvements sociaux restant dus. Étaler ses retraits sur plusieurs années civiles vaut donc mieux qu’un rachat massif en une fois.

9 200 €de gains retirables chaque année sans impôt sur le revenu pour un couple, sur un contrat de plus de huit ans. L’abattement se renouvelle au 1er janvier et ne se reporte jamais d’une année sur l’autre.

La procédure de rachat, étape par étape

La MACSF ne facture aucun frais de sortie, partielle ou totale. La demande se fait depuis l’espace sociétaire pour les contrats en ligne, ou auprès du conseiller qui suit le dossier.

  1. Choisir entre rachat partiel et rachat total

    Le rachat partiel laisse vivre le contrat et préserve son antériorité fiscale. Le rachat total le clôture définitivement, et l’antériorité est perdue.

  2. Adresser la demande à l’assureur

    La demande se formule depuis l’espace client, avec une pièce d’identité et un RIB au nom du souscripteur. C’est la réception par l’assureur qui fait courir le délai légal.

  3. Indiquer l’option fiscale retenue

    Le prélèvement forfaitaire s’applique par défaut. Le barème progressif de l’impôt se demande expressément, et ce choix est irrévocable pour l’année entière.

  4. Vérifier le versement sous deux mois

    Au-delà de deux mois, les sommes dues produisent des intérêts de plein droit, sans qu’aucune mise en demeure soit nécessaire.

§

Les délais que l’assureur doit tenir

L’assureur dispose de deux mois au maximum pour verser un rachat, à compter de la réception de la demande complète. Passé ce délai, les sommes produisent de plein droit intérêt au taux légal majoré de moitié pendant deux mois, puis au double du taux légal. En cas de décès, le capital doit être versé aux bénéficiaires dans le mois qui suit la réception des pièces, sous la même pénalité.

Articles L132-21 et L132-23-1 du Code des assurances

Ce qui revient à vos bénéficiaires

C’est l’autre moitié de l’intérêt de l’enveloppe, et la raison pour laquelle clôturer un vieux RES est rarement une bonne idée. Le capital transmis échappe à la succession et suit un régime propre, qui dépend de votre âge au moment des versements.

§

Ce que touchent vos bénéficiaires

Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire reçoit 152 500 € en franchise de droits, puis 20 % jusqu’à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après 70 ans, l’abattement tombe à 30 500 €, global et partagé entre tous les bénéficiaires, mais les gains restent exonérés. Ces deux régimes se cumulent sur un même contrat.

Articles 990 I et 757 B du Code général des impôts

La garantie plancher incluse dans le RES prend ici tout son sens : en cas de décès alors que les unités de compte sont en moins-value, l’assureur complète pour que les bénéficiaires touchent au minimum les sommes versées. Beaucoup de contrats en ligne facturent cette option, quand ils la proposent.

Questions fréquentes

L’assurance vie MACSF est-elle réservée aux professionnels de santé ?

Non. Le RES Multisupport a été conçu pour les soignants, mais il est ouvert à tous les particuliers et à leurs familles depuis plusieurs années. L’adhésion passe par le règlement d’une cotisation de 10 € à l’association AMAP, qui souscrit le contrat de groupe auprès de MACSF épargne retraite. En revanche, certains services du groupe, comme les couvertures de responsabilité civile professionnelle, restent spécifiques aux métiers de la santé.

Quel est le rendement du fonds en euros RES en 2025 ?

Le fonds en euros RES a servi 3,15 % net de frais de gestion au titre de 2025, contre 3,10 % en 2024 et en 2023. La moyenne du marché s’établit à 2,65 % selon l’ACPR. Ce taux est distribué de façon identique à tous les assurés, sans condition de détention d’unités de compte ni bonus réservé aux nouveaux versements, conformément au modèle mutualiste du groupe.

Peut-on investir en ETF sur le RES Multisupport ?

Non. La gamme financière compte environ 25 unités de compte, toutes en gestion active, avec des frais courants de 1 % à 2,5 % par an. Aucun tracker indiciel, aucune SCPI ni SCI n’est référencé. Le contrat propose en revanche quelques supports non cotés orientés dette privée et financement d’entreprises, ainsi qu’un fonds daté Objectif 2028 géré par Edmond de Rothschild.

Comment souscrire au RES Multisupport ?

L’adhésion en ligne est réservée aux sociétaires MACSF déjà clients, depuis leur espace personnel. Un nouvel épargnant doit passer par un conseiller, par téléphone ou en agence, pour ouvrir le contrat à partir de 200 €, ou 30 € par mois en versements programmés. Les conseillers de la mutuelle ne sont pas commissionnés, ce qui limite la pression commerciale par rapport aux réseaux bancaires classiques.

Faut-il clôturer un vieux contrat RES pour passer en ligne ?

Rarement. Un contrat de plus de 8 ans bénéficie d’un abattement annuel de 4 600 € sur les gains rachetés, 9 200 € pour un couple, et son fonds en euros surperforme le marché. La stratégie la plus efficace consiste à le conserver comme poche sécurisée, à limiter les nouveaux versements aux périodes sans frais d’entrée, et à ouvrir un second contrat en ligne pour les unités de compte.

Combien de temps faut-il pour récupérer son argent sur un contrat MACSF ?

L’assureur dispose légalement de deux mois au maximum à compter de la réception d’une demande complète, pièce d’identité et RIB compris. En pratique, un rachat partiel sur la poche en fonds en euros est réglé en une à trois semaines. Au-delà de deux mois, les sommes dues produisent de plein droit des intérêts au taux légal majoré de moitié, puis au double du taux légal, sans qu’aucune relance soit nécessaire.

Les 3 % de frais d’entrée sont-ils récupérables en cas de rachat rapide ?

Non. Les frais sur versement sont acquis à l’assureur dès l’investissement et ne sont jamais restitués, quelle que soit la date du rachat. C’est précisément ce qui rend un versement hors période promotionnelle coûteux sur un horizon court : sur 10 000 € versés puis retirés au bout de deux ans, les 300 € prélevés au départ ne sont compensés ni par le rendement ni par la fiscalité. Le RES ne se conçoit que sur le long terme.

MACSF, MIF ou Ampli : quelle mutuelle sert le meilleur fonds en euros ?

Sur le seul taux 2025, Ampli Mutuelle mène avec 3,75 %, devant la MIF à 3,45 % et le fonds RES à 3,15 %. Le classement s’inverse partiellement une fois les frais d’entrée intégrés : Ampli et la MIF ne prélèvent rien, ou rien dès 30 % d’unités de compte, quand le RES retient 3 % hors promotion. Ampli reste toutefois réservé aux professions libérales avec un ticket de 5 000 €, là où le RES s’ouvre à tous dès 200 €.

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