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Lionvie Vert Équateur : notre avis 2026 sur le contrat LCL

RubriqueAssurance-vie LCL : notre avis sans filtre en 2026
Mis à jour04.10.2026
Lecture15 min
2,0/5Note globale
Frais
2,5
Fonds en euros
2,0
Unités de compte
1,2
Souplesse de gestion
2,3
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Le fonds en euros du Lionvie Vert Équateur a servi 1,40 % au titre de 2018. C’est le dernier taux public connu pour ce contrat. Ses frais de gestion sur cette poche s’établissent pourtant à 0,60 %, contre 1,00 % sur LCL Vie, le contrat que la banque commercialise aujourd’hui. Un contrat abandonné peut donc coûter moins cher qu’un contrat vivant. Cette contradiction explique pourquoi tant d’adhérents restent dessus sans jamais trancher.

Le contrat est assuré par Predica, filiale de Crédit Agricole Assurances, et distribué par LCL. Il n’est plus commercialisé, aucune nouvelle adhésion n’est possible. Si votre projet est d’ouvrir un contrat chez cette banque, notre avis sur l’assurance vie LCL passe en revue la gamme encore accessible.

La question utile n’est donc pas de savoir s’il faut souscrire. Elle est de savoir quoi faire de l’encours déjà posé dessus, entre statu quo, arbitrage interne, transfert chez Predica et rachat. Les quatre options n’ont ni le même coût, ni le même effet sur votre fiscalité.

+Ce qu’on aime

  • 0,60 % de frais de gestion sur le fonds en euros, sous la moyenne bancaire
  • Une antériorité fiscale souvent supérieure à quinze ans
  • 0 % de frais sur les versements de rentes

−Ce qui coince

  • Jusqu’à 4 % prélevés sur chaque versement
  • 12 unités de compte, aucun ETF ni SCPI
  • Dernier rendement publié à 1,40 %, en 2018

Votre contrat est fermé depuis des années. Le marché, lui, a servi 2,63 % en moyenne en 2025.

  • Vos coordonnées suffisent, un conseiller vous rappelle
  • Un point sur vos frais, vos supports et vos objectifs
  • Gratuit, sans versement ni engagement

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Un contrat fermé aux nouvelles adhésions

Le Lionvie Vert Équateur appartient à la génération d’enveloppes que LCL a cessé de distribuer. Predica en gère toujours l’encours, mais la banque oriente désormais ses clients vers d’autres contrats. Cette nuance commande tout le reste de l’analyse, car elle retire au produit la seule chose qui pousse un assureur à s’améliorer.

Ce que « fermé » change concrètement pour vous

Un contrat fermé continue de vivre normalement. Il conserve sa date d’ouverture, donc son antériorité fiscale, sa clause bénéficiaire et ses garanties. Vous gardez le droit d’arbitrer, de racheter et, dans la plupart des cas, de verser. En revanche, plus aucune concurrence commerciale ne s’exerce sur lui.

Predica n’a aucune raison d’en améliorer les conditions pour séduire de nouveaux adhérents, puisqu’il n’y en aura plus. La conséquence se lit dans les taux, qui ne font plus l’objet d’une publication depuis 2018. Notez aussi qu’il s’agit d’un contrat collectif à adhésion facultative. Vous n’êtes pas partie au contrat-cadre signé entre LCL et l’assureur, ce qui limite votre prise sur ses évolutions. Votre épargne n’est pas en danger pour autant, elle est simplement sortie du radar commercial.

Vert Équateur, Rouge Corinthe, Jaune Saison

LCL avait bâti une gamme entière autour du nom Lionvie, distinguée par des couleurs. Le Rouge Corinthe visait la clientèle patrimoniale avec un ticket d’entrée à 15 000 € et des frais sur versement plafonnés à 3 %. Le Jaune Saison demandait 1 500 € et prélevait jusqu’à 4 %. Le Vert Équateur, lui, s’ouvrait dès 500 €, ce qui en faisait le plus accessible du lot.

Sur le fonds en euros, il reste aussi le moins cher des trois. Ses frais de gestion s’établissent à 0,60 %, contre 0,80 % pour ses deux cousins. Predica assure par ailleurs les contrats du réseau Crédit Agricole, ce qui explique des grilles très proches d’un réseau à l’autre. Les épargnants ne s’y trompent pas. Le contrat récolte 2,2 sur 5 auprès des lecteurs d’un guide indépendant de l’épargne, sur une quarantaine d’avis.

Vérifiez vos versements programmés

Les frais d’entrée atteignent 4 % et se prélèvent sur chaque somme versée. Un virement mensuel de 200 € toujours actif laisse 96 € par an à l’assureur avant même le moindre rendement.

Le fonds en euros s’est arrêté à 1,40 %

Le fonds en euros Lionvie Vert reste la poche principale de la plupart des adhérents. Son historique raconte une érosion lente, puis un décrochage franc à partir de 2014. Les trois derniers exercices publiés donnent la mesure exacte du problème.

2016
1,30 %
2017
1,30 %
2018
1,40 %

Taux nets de frais de gestion et bruts de prélèvements sociaux, relevés dans les publications de rendement de l’assureur. Aucun taux n’a été publié pour ce contrat après l’exercice 2018.

Un décrochage étalé sur quinze ans

En 2007, le fonds servait 4,05 %. Il tenait encore 2,50 % en 2013, puis 1,80 % en 2015, avant de s’installer autour de 1,30 %. Le dernier chiffre publié, 1,40 % au titre de 2018, tombe à 1,159 % une fois les prélèvements sociaux déduits.

Sur la même période, le marché a d’abord suivi la même pente. Il est reparti à la hausse à partir de 2023, porté par la remontée des taux obligataires. L’ACPR relève une moyenne de 2,63 % sur les fonds en euros en 2025. LCL Vie, chez le même assureur, a servi entre 2,55 % et 3,35 % selon la part investie en unités de compte. L’écart avec le dernier taux connu du Vert Équateur dépasse ainsi un point de rendement annuel.

Votre taux réel ne se trouve pas en ligne

Predica ne publie plus de taux pour ce contrat, et aucun comparateur ne pourra vous le donner. La seule source fiable reste votre relevé de situation annuel, que l’assureur doit vous adresser chaque année en application du Code des assurances. Ce document indique la valeur de rachat, les frais prélevés sur l’exercice et la revalorisation servie.

Prenez le taux affiché, retirez 17,2 % de prélèvements sociaux. Comparez ensuite ce net à ce que rapporte un fonds en euros encore ouvert à la souscription. C’est le seul calcul qui compte avant de décider quoi que ce soit. Si le relevé manque à l’appel, votre espace client LCL ou votre conseiller doivent pouvoir le régénérer sans frais.

Des frais qui racontent deux histoires

La grille tarifaire du Vert Équateur mélange un défaut lourd et un avantage réel. La plupart des analyses ne retiennent que le premier, ce qui conduit à des décisions trop rapides. Les deux comptent pourtant dans l’arbitrage final.

Jusqu’à 4 % prélevés sur chaque versement

Le contrat prélève jusqu’à 4 % sur chaque somme versée, avec une dégressivité selon le montant investi. Sur un versement de 10 000 €, cela représente 400 € qui n’entreront jamais en compte et ne produiront donc jamais d’intérêts.

LCL Vie plafonne aujourd’hui à 3,50 %, l’Acuity Evolution à 0,80 %, et une large part des contrats distribués en ligne affiche 0 €. La comparaison des frais d’une assurance vie a rarement été aussi défavorable à un contrat bancaire. Ce poste seul suffit à justifier l’arrêt des versements, y compris si vous décidez par ailleurs de conserver le contrat.

Mais 0,60 % de gestion sur le fonds en euros

Le second chiffre va à contre-courant du discours habituel sur les vieux contrats. À 0,60 % par an, la gestion du fonds en euros du Vert Équateur coûte moins cher que celle de LCL Vie, facturée 1,00 %. Sur 50 000 € logés en euros, cet écart de 0,40 point représente 200 € conservés chaque année.

Il ne suffit toutefois pas à combler un retard de rendement supérieur à un point, soit environ 500 € sur le même encours. L’avantage de frais est donc réel mais insuffisant, et l’impact des frais sur la performance à long terme joue ici dans les deux sens. Retenez surtout que le fonds en euros est la seule poche du contrat où votre argent n’est pas maltraité.

0,60 %de frais de gestion sur le fonds en euros, contre 1,00 % sur le contrat que LCL vend aujourd’hui. C’est la seule raison sérieuse de ne pas racheter dans la précipitation.
Zéro frais sur versement contre 4 % ici : l’écart se voit dès le premier chèque.Mise en relation partenaire Demander une étude gratuite

Douze unités de compte, aucun ETF

La poche en unités de compte est le point où le contrat décroche vraiment. Son univers d’investissement a été figé au moment de la fermeture commerciale. Aucun support n’y a été ajouté depuis, et aucun ne le sera.

Un univers d’investissement arrêté

Le contrat donne accès à douze unités de compte, dont un seul OPCI. On n’y trouve ni ETF, ni SCPI, ni titres vifs. La sélection repose sur des fonds profilés, des fonds à paliers indexés sur le CAC 40 et des fonds à horizon. S’y ajoute un fonds à formule à capital garanti.

Les contrats ouverts aujourd’hui en proposent couramment plusieurs centaines. Cette différence n’a rien de cosmétique. Sans ETF, vous supportez les frais courants de fonds actifs, souvent supérieurs à 1,50 % par an. Un tracker indiciel se contente d’environ 0,20 %. Cet écart s’ajoute chaque année aux frais du contrat, sans jamais apparaître sur votre relevé.

L’arbitrage coûte 1 % du montant déplacé

Réallouer son épargne se paie ici. L’arbitrage en ligne est facturé 1 % du montant arbitré, avec un minimum de 500 € par opération. Déplacer 20 000 € du fonds en euros vers les unités de compte coûte donc 200 €, prélevés avant même que le marché ait bougé.

Sur les contrats récents, la même opération est gratuite et illimitée. Cette tarification décourage mécaniquement toute gestion active. Elle pousse à laisser dormir une allocation construite il y a dix ou quinze ans. Le contexte de taux et de marchés n’a plus rien à voir avec celui d’aujourd’hui.

L’œil de la rédaction

Si votre encours dort sur les unités de compte d’origine, ne réarbitrez pas à l’intérieur du contrat. À 1 % par mouvement pour douze supports datés, vous payez cher un choix qui restera mauvais. La bonne question porte sur le contrat, pas sur l’allocation.

Garder, transférer ou racheter

Trois portes de sortie existent, avec des conséquences fiscales très différentes. La plupart des adhérents n’en connaissent que deux, et choisissent souvent la plus coûteuse. La troisième mérite au minimum une demande écrite avant d’être écartée.

Le transfert loi Pacte reste possible sur le papier

La loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 autorise le transfert d’un contrat vers un autre contrat du même assureur, sans perte d’antériorité fiscale. La neutralité de l’opération repose sur l’article 125-0 A, I, 2° du Code général des impôts. Predica assurant à la fois le Vert Équateur et LCL Vie, le passage de l’un à l’autre entre pleinement dans ce cadre.

Aucune imposition ne frappe les gains latents et la date d’ouverture initiale est maintenue. Les frais éventuels sont plafonnés et deviennent nuls au-delà de dix ans de détention, ce qui vise mécaniquement tous les adhérents de ce contrat. En pratique, l’assureur reste libre de refuser sans motiver sa réponse. À peine 6 000 transferts ont été recensés en 2025 chez les deux compagnies les plus actives sur le sujet. Formulez la demande par écrit et gardez la trace du refus.

Le rachat, et ce qu’il coûte réellement

Un rachat n’est imposé que sur sa part de gains, jamais sur le capital versé. Après huit ans, un abattement annuel s’applique sur ces gains : 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple. Au-delà, le prélèvement forfaitaire tombe à 7,5 % sous 150 000 € de primes, auquel s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux.

Le coût fiscal immédiat reste donc souvent modeste, surtout sur un contrat au rendement faible qui a peu produit. Le vrai prix se situe ailleurs, dans la perte de l’antériorité et du régime successoral acquis. Ces deux éléments, une fois abandonnés, ne se rachètent avec aucun rendement.

Avant de trancher, regardez ce que valent les contrats encore ouverts aujourd’hui.Mise en relation partenaire Demander une étude gratuite

Pour qui le conserver reste défendable

Le verdict change du tout au tout selon votre âge et votre horizon de placement. Deux situations renversent complètement l’arbitrage. Elles tiennent à une date de naissance et à un montant d’encours.

Le pivot des 70 ans

Les primes versées avant 70 ans ouvrent droit à un abattement de 152 500 € par bénéficiaire. C’est l’article 990 I du Code général des impôts. Celles versées après basculent sous l’article 757 B, avec un abattement global de 30 500 € seulement, tous bénéficiaires confondus.

Si vous avez dépassé 70 ans et que vos versements sont anciens, méfiance. Un rachat suivi d’une nouvelle souscription ferait basculer l’intégralité de vos primes sous le régime défavorable. La note peut se compter en dizaines de milliers d’euros pour vos héritiers. Dans ce cas précis, conserver le contrat en l’état se défend parfaitement, même avec un rendement médiocre.

Le cas où il faut bouger sans attendre

À l’inverse, un encours modeste, un horizon long et une volonté de diversifier plaident pour la sortie. Les douze supports et les 4 % de frais d’entrée rendent le contrat inexploitable pour bâtir une allocation moderne.

La solution la plus simple consiste souvent à ouvrir un contrat en parallèle. Vous cessez d’alimenter l’ancien, qui continue de faire tourner son compteur d’antériorité pendant ce temps. Vous conservez ainsi l’abattement déjà acquis tout en investissant proprement ailleurs. Savoir choisir une assurance vie sur les bons critères vaut mieux, dans ce cas, qu’un rachat total décidé en fin d’année.

Face à 1,40 % de rendement et 12 supports, le marché a changé de dimension.

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Le verdict CMAV 2,0 / 5

Un contrat sorti du marché, avec un fonds en euros dont le dernier taux public date de 2018 et douze supports incapables de porter une allocation moderne. Arrêtez les versements immédiatement, puis choisissez entre la demande de transfert chez Predica et l’ouverture d’un contrat en parallèle. Le rachat total ne se justifie que si vous avez moins de 70 ans et un encours faible.

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Questions fréquentes

Peut-on encore souscrire un Lionvie Vert Équateur ?

Non. Le contrat n’est plus commercialisé et n’accepte plus aucune nouvelle adhésion. LCL distribue aujourd’hui LCL Vie pour le grand public, accessible dès 50 €. L’Acuity Evolution, lui, est réservé à la banque privée à partir de 1 000 €. Seuls les adhérents déjà en portefeuille conservent leur Vert Équateur, avec la date d’ouverture et les conditions tarifaires d’origine. Aucune démarche ne permet d’y entrer aujourd’hui, y compris par transfert depuis un autre contrat.

Peut-on encore verser sur son Lionvie Vert Équateur ?

Dans la majorité des cas oui : la fermeture à la commercialisation n’interdit pas les versements des adhérents existants. Votre notice d’information et votre conseiller confirmeront le point pour votre adhésion précise. Reste que l’intérêt de le faire est faible. Chaque versement supporte jusqu’à 4 % de frais d’entrée, une ponction que les contrats ouverts aujourd’hui ne pratiquent plus. Si des versements programmés tournent encore, leur suspension se demande sans frais et ne remet pas en cause le contrat.

Le rachat partiel est-il possible sur ce contrat ?

Oui, le rachat partiel est de droit sur tout contrat d’assurance vie rachetable. La demande se formule auprès de LCL, avec un relevé d’identité bancaire et le choix de l’option fiscale. Seule la fraction de gains comprise dans le retrait est imposée, jamais le capital. Le contrat reste ouvert après l’opération et conserve sa date d’origine. C’est la voie la plus prudente quand vous avez besoin de liquidités sans vouloir sacrifier votre antériorité fiscale.

Faut-il fermer le contrat pour en ouvrir un meilleur ?

Non, les deux ne s’opposent pas. Rien n’interdit de détenir plusieurs contrats d’assurance vie en parallèle. Laisser le Vert Équateur ouvert avec un encours résiduel maintient son ancienneté fiscale, tout en dirigeant les versements neufs vers un contrat mieux équipé. Cette approche évite de cristalliser une fiscalité et préserve l’abattement annuel déjà acquis sur l’ancien contrat. Elle coûte simplement un peu de suivi administratif supplémentaire chaque année.

Les prélèvements sociaux sont-ils dus chaque année ?

Sur le fonds en euros, oui. Depuis 2011, les 17,2 % de prélèvements sociaux sont prélevés au fil de l’eau, chaque 31 décembre, sur les intérêts crédités au contrat. Sur les unités de compte, ils ne deviennent exigibles qu’au moment d’un rachat ou du dénouement. C’est précisément pour cette raison que le rendement net d’un fonds en euros ressort toujours nettement en dessous du taux affiché par l’assureur.

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