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Avis Kompoz (Sicavonline) : que faire de ce contrat ?
Kompoz a fait beaucoup parler de lui entre 2020 et 2024. Pour cause, le contrat affichait des frais de gestion à partir de 0,45 % par an, une grille modulable selon les options et un parcours 100 % digital signé Sicavonline. Sur le papier, l’offre rivalisait avec les meilleurs contrats en ligne du marché. Pourtant, depuis 2025, l’aventure s’arrête : Kompoz n’est plus commercialisée. Les épargnants qui le découvrent aujourd’hui se retrouvent face à un produit verrouillé, fermé aux nouvelles souscriptions.
Le contrat a été lancé fin 2020 par Sicavonline, courtier en ligne français appartenant au groupe Ageas France, désormais rebaptisé SELENCIA. Adossé à l’association Personnaliz Epargne Digitale, Kompoz se positionnait sur le créneau du low-cost modulable, juste à côté de noms plus exposés comme Linxea ou Fortuneo. Notre comparatif des meilleurs contrats d’assurance vie reste la meilleure base pour situer ce produit dans son écosystème.
Concrètement, deux profils arrivent aujourd’hui sur cette page. D’un côté, les anciens souscripteurs qui se demandent quoi faire de leur Kompoz. De l’autre, les épargnants qui voulaient le souscrire et qui doivent désormais se rabattre sur une alternative. L’analyse qui suit traite les deux cas.
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Kompoz : un contrat fermé à la commercialisation depuis 2025
L’information n’a pas été communiquée largement par Sicavonline, mais elle est désormais confirmée par plusieurs médias spécialisés. Le contrat Kompoz n’accepte plus de nouvelle adhésion depuis 2025. Cette décision intervient cinq ans après son lancement et concerne aussi bien la gestion libre que les mandats pilotés ETF responsables introduits en 2022.
Ce qui a changé pour les nouveaux souscripteurs
Les pages dédiées à Kompoz sur le site Sicavonline ne proposent plus de formulaire d’adhésion. L’algorithme de préconisation financière, présenté comme l’argument différenciant à l’origine, n’est plus accessible non plus. Un épargnant qui tape « souscrire Kompoz » dans Google tombe au mieux sur des fiches archivées, au pire sur des pages renvoyant vers d’autres produits de la maison Sicavonline. En pratique, le nom « Kompoz » subsiste dans la communication, mais le tunnel d’adhésion est coupé.
Aucun motif officiel n’a été publié par Sicavonline. Plusieurs hypothèses circulent dans la presse patrimoniale. D’abord, le rachat d’Ageas France par le groupe a entraîné un rebranding sous le nom SELENCIA, qui s’est traduit par une refonte de la gamme. Ensuite, le positionnement frais bas modulables manquait de lisibilité face à des concurrents comme Linxea Spirit 2, plus simples sur leur grille tarifaire. Enfin, la performance du fonds en euros Sécurité, autour de 2 % sur les derniers exercices, restait modeste comparée aux 3 % et plus servis par d’autres assureurs.
Que deviennent les contrats déjà ouverts
La fermeture commerciale ne signifie pas la liquidation. Les contrats Kompoz souscrits avant 2025 continuent de fonctionner normalement. Les épargnants conservent leur antériorité fiscale, peuvent toujours effectuer des versements complémentaires, des arbitrages et des rachats. Le fonds en euros Sécurité d’Ageas, désormais SELENCIA, reste sécurisé : la garantie en capital persiste, brute des frais de gestion du contrat. Autrement dit, un Kompoz ouvert reste un Kompoz vivant.
En revanche, l’évolution du produit s’arrête. Aucune nouvelle UC ne sera référencée. Aucun nouveau mandat de gestion ne sera proposé. Le service client reste joignable, mais le suivi commercial devient minimal. Les clients qui veulent un contrat dynamique, régulièrement enrichi en supports modernes, ne trouveront pas leur compte dans cette stagnation programmée.
Attention
Un contrat fermé à la commercialisation cesse souvent d’être suivi par le distributeur sur la longueur. Les frais peuvent évoluer défavorablement et la liste des UC se figer. À cinq ou dix ans, l’inertie joue contre l’épargnant qui aurait pu, ailleurs, bénéficier de produits plus performants.
Le contrat Kompoz dans le détail
Avant de basculer sur les alternatives, il faut comprendre ce que proposait réellement Kompoz. Cela permet d’évaluer si l’équivalent ouvert aujourd’hui est inférieur, équivalent ou supérieur. La fiche ci-dessous reprend les caractéristiques officielles du contrat telles qu’elles existaient au moment de la fermeture.
Une grille de frais modulable, à double tranchant
Sur le segment de la tarification, Kompoz proposait une approche originale. La grille de frais s’ajustait au profil d’investissement. Plus précisément, le taux de base démarrait à 0,50 % par an en gestion libre, avec une réduction de 0,05 % en cas de versements programmés, soit 0,45 % réel. Toutefois, des majorations s’ajoutaient selon le poids du fonds en euros. Une allocation 100 % fonds en euros faisait grimper les frais à 0,70 %. L’accès à l’univers étendu, qui débloquait les ETF, les SCPI et les titres vifs, ajoutait encore 0,20 %.
Autrement dit, un épargnant qui voulait investir massivement en ETF se retrouvait avec 0,70 % de frais annuels minimum, soit le double du tarif affiché en façade. Cette mécanique n’était pas malhonnête, mais elle pénalisait précisément les profils que Kompoz cherchait à séduire : ceux qui voulaient un contrat low-cost et diversifié. Une vraie comparaison sur la grille de frais d’assurance vie montre que les concurrents directs, à commencer par Linxea Spirit 2, appliquent un taux unique de 0,50 % sans majoration, ETF inclus.
Trois modes de gestion proposés à l’origine
Kompoz couvrait l’éventail classique des modes de gestion. La gestion libre permettait à l’épargnant de piloter lui-même son allocation, accessible dès 500 € de versement initial. La gestion déléguée, dès 1 500 €, confiait les arbitrages à un conseiller Sicavonline selon un profil de risque déterminé en amont. La gestion déléguée avec sécurisation ajoutait un mécanisme de bascule progressive vers le fonds en euros à mesure que l’horizon de placement approchait.
À partir de 2022, Sicavonline avait également lancé une gestion pilotée ETF responsable, intégrant des critères ESG. Cette option fixait les frais de gestion à 1 % par an, ou 0,95 % avec versements programmés. C’était une réponse honnête à la montée des investisseurs sensibles aux enjeux extra-financiers. Cependant, ce niveau de frais positionnait l’offre dans la moyenne haute du segment, là où des contrats comme Yomoni Vie ou Goodvest proposent des grilles plus serrées sur la gestion pilotée ETF.
Performance du fonds en euros Sécurité : la moyenne basse du marché
Le fonds en euros Sécurité, géré par Ageas France puis SELENCIA, constitue le pilier sécurisé du contrat Kompoz. Sa performance sur les trois derniers exercices disponibles donne une lecture nuancée. La trajectoire suit globalement le marché, sans le surclasser, et reste sous l’inflation observée sur la même période.
Taux nets de frais de gestion, bruts de prélèvements sociaux, relevés dans les communiqués annuels de l’assureur et les données ACPR.
Une trajectoire honnête mais sans relief
Les rendements affichés ci-dessus correspondent aux taux maximaux servis selon les options choisies. Un client qui détenait 100 % de son capital sur le fonds en euros via l’option 5 percevait la borne haute. Un client qui pondérait avec des UC voyait son rendement glisser vers la borne basse, en raison de la majoration de frais associée. Cette mécanique pénalisait justement les profils prudents, qui s’attendaient à un rendement plus protecteur sur leur poche sécurisée.
Pour mettre ces chiffres en perspective, les meilleurs fonds en euros du marché ont servi entre 3 % et 4 % en 2024 sur les contrats grand public. La Carac a affiché 3,50 %, le contrat Boursorama Vie 2,30 %, Fortuneo Vie 2,10 % et Suravenir Rendement 2,50 %. Kompoz se situe donc dans la moitié basse de ce palmarès, ce qui contraste avec l’image low-cost vendue à l’origine.
L’effet de l’inflation sur le rendement réel
L’inflation française a atteint 5,2 % en 2022, 4,9 % en 2023 puis 2,0 % en 2024 selon l’Insee. Un rendement de 2 % brut sur le fonds en euros Sécurité, après prélèvements sociaux de 17,2 %, ressort à 1,66 % net. Comparé à une inflation à 2 % sur 2024, le rendement réel est légèrement négatif. Autrement dit, l’épargnant perd un peu de pouvoir d’achat chaque année en laissant son capital dormir sur cette poche, ce qui n’est pas spécifique à Kompoz mais touche l’ensemble des fonds en euros classiques.
Les 700 supports en unités de compte
C’est sur ce terrain que Kompoz brillait le plus. Le contrat donnait accès à plus de 700 supports en unités de compte, ce qui le plaçait dans le haut du panier des contrats grand public en ligne. La diversification offerte couvrait l’essentiel des classes d’actifs accessibles en assurance vie individuelle française.
Une architecture étendue mais à la carte
Le catalogue se décomposait ainsi : plus de 500 OPCVM couvrant les grandes maisons de gestion, plus de 130 titres vifs avec les principales actions cotées à Paris et en Europe, environ 40 ETF, 20 supports immobiliers répartis entre 13 SCPI, 5 SCI et 6 OPCI, ainsi que 2 supports de capital investissement. Ce dernier point, le private equity en assurance vie, restait rare en 2020-2022 et constituait un vrai différenciateur. De plus, des fonds labellisés ISR figuraient dans la sélection, en cohérence avec la gestion pilotée ETF responsable lancée plus tard.
Cependant, l’accès à cet univers étendu se payait. La majoration de 0,20 % sur les frais de gestion s’appliquait dès que le client basculait sur les SCPI, les ETF, les titres vifs ou le private equity. À l’inverse, l’univers essentiel, limité aux OPC et OPCI classiques, ne supportait pas cette majoration. Cette logique freinait paradoxalement les profils dynamiques, qui devaient accepter un surcoût pour exploiter pleinement le contrat. Des alternatives comme Bourse Direct Vie ou Fortuneo Vie n’imposent pas cette discrimination tarifaire selon l’univers choisi.
Le verrou de l’option fonds en euros
Un autre point mérite attention. Le contrat Kompoz interdisait de combiner l’option 5, c’est-à-dire un investissement jusqu’à 100 % en fonds en euros, avec l’univers étendu donnant accès aux SCPI et ETF. Ces deux choix s’excluaient mutuellement. En d’autres termes, un épargnant qui voulait une poche sécurisée 100 % fonds en euros doublée d’une exposition SCPI devait choisir : soit la sécurité maximale, soit la diversification étendue. Cette contrainte technique réduisait significativement la souplesse réelle du produit, malgré le storytelling « modulable » mis en avant par Sicavonline.
Le saviez-vous
Le souscripteur officiel du contrat Kompoz était l’association Personnaliz Epargne Digitale. Ce statut associatif imposait un droit d’adhésion à l’association de 0,01 % par an de l’encours, prélevé en plus des frais de gestion classiques. C’est marginal sur 10 000 € d’encours, soit 1 €/an, mais cela rappelle qu’un contrat associatif n’est jamais totalement gratuit côté coquille juridique.
Pour qui Kompoz pouvait avoir du sens
Avant sa fermeture, Kompoz visait clairement l’épargnant autonome, à l’aise avec un parcours 100 % digital, prêt à composer lui-même son allocation et conscient des arbitrages tarifaires de la grille modulable. Le profil idéal était plutôt jeune, technophile, avec un capital initial de 1 000 à 20 000 € et un horizon de placement supérieur à 8 ans. Pour les profils plus patrimoniaux, le contrat plafonnait vite. Pour les débutants, la complexité de la grille pouvait dérouter.
+Ce qu’on aime
- Frais de gestion plancher à 0,45 % en version optimale
- Architecture étendue de 700+ supports
- Présence de SCPI, ETF, private equity et titres vifs
- Parcours 100 % digital simple et bien conçu
- 15 arbitrages annuels gratuits
−Ce qui coince
- Contrat fermé aux nouvelles souscriptions depuis 2025
- Fonds en euros Sécurité aux rendements modestes (2 %)
- Majoration de 0,20 % pour accéder aux ETF et SCPI
- Incompatibilité entre 100 % fonds en euros et univers étendu
- Évolution gelée, plus de nouveaux supports référencés
Que faire si vous êtes déjà client Kompoz
Trois options s’offrent aux détenteurs d’un contrat Kompoz actif. Aucune n’est intrinsèquement mauvaise, le bon choix dépend de l’antériorité fiscale acquise, du montant en jeu et de la qualité de l’allocation actuelle.
Conserver, arbitrer ou racheter
Conserver le contrat reste la solution par défaut. L’antériorité fiscale acquise, notamment le seuil des 8 ans qui ouvre droit à l’abattement de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple, est précieuse. Si vous êtes proche de cet horizon, casser le contrat trop tôt serait dommageable. Vous pouvez continuer à verser, à arbitrer entre fonds en euros et UC, et à profiter du catalogue existant. La grille tarifaire reste celle de votre adhésion initiale.
Arbitrer l’allocation est une seconde option, à activer si votre répartition actuelle ne correspond plus à vos objectifs. Profitez des 15 arbitrages annuels gratuits pour rééquilibrer vers des UC plus performantes ou pour sécuriser une partie de vos plus-values sur le fonds en euros. Le rachat total, lui, doit rester l’option de dernier recours. Au-delà des 8 ans, il devient fiscalement plus indolore, mais il vous fait perdre définitivement votre antériorité.
Ouvrir un second contrat en parallèle
La stratégie la plus pragmatique consiste souvent à laisser dormir Kompoz et à ouvrir un nouveau contrat en parallèle, alimenté en priorité par les versements futurs. Cette approche multi-contrats est légale et même recommandée par les conseillers patrimoniaux : elle permet de combiner les avantages fiscaux des deux enveloppes, de diversifier l’assureur et de profiter d’une architecture plus moderne. Sur Choisir mon Assurance Vie, le dossier dédié à l’intérêt de détenir plusieurs assurances vie détaille les arbitrages possibles.
À retenir
Conserver Kompoz pour son antériorité fiscale et ouvrir un nouveau contrat aux frais et supports plus compétitifs reste la combinaison la plus efficace pour la majorité des épargnants concernés. Le transfert d’un contrat vers un autre sans rachat n’existe pas en droit français : le seul transfert autorisé, dit transfert Fourgous puis transfert PER, ne change pas d’assureur.
Les alternatives sérieuses à Kompoz en 2026
Plusieurs contrats reprennent aujourd’hui le positionnement initial de Kompoz, en proposant frais bas, architecture étendue et parcours digital. Le choix dépend de l’angle privilégié : frais plancher, gestion pilotée ETF, exposition immobilière ou pédagogie débutant.
Pour conserver l’esprit « 100 % digital frais bas »
Linxea Spirit 2, distribué par le courtier Linxea et assuré par Spirica, occupe aujourd’hui la position que Kompoz visait. Les frais de gestion sont fixés à 0,50 % par an, sans majoration selon les supports détenus. Le contrat donne accès à plus de 700 UC, incluant ETF, SCPI, OPCI et titres vifs, sans grille à étages comme chez Kompoz. Le fonds en euros Nouvelle Génération, soumis à condition de détention d’UC, sert un rendement compétitif. C’est l’équivalent direct le plus proche en 2026.
Pour ceux qui préfèrent rester dans l’univers bancaire en ligne, Fortuneo Vie reste une option crédible. Le contrat affiche un fonds en euros Suravenir Rendement 2 à 2,50 % en 2024, plus un fonds diversifié Suravenir Opportunités 2 à 3,00 % avec une condition d’UC à 30 %. Boursorama Vie a servi 2,30 % à 3,45 % selon la part d’UC sur son contrat Cachemire 2. Ces contrats sont moins agressifs sur les frais mais bénéficient de l’écosystème bancaire intégré.
Pour aller plus loin sur les ETF ou la gestion pilotée
Si la gestion pilotée ETF responsable de Kompoz vous avait séduit, les alternatives sont Yomoni Vie, Goodvest ou Nalo. Yomoni propose une gestion algorithmique 100 % ETF, avec dix profils de risque calibrés et une grille de frais autour de 1,60 % tout compris. Goodvest se positionne sur l’ISR strict, avec une sélection rigoureuse des fonds. Nalo propose une approche multi-projets adaptée aux objectifs patrimoniaux complexes. Sur le segment SCPI, Corum Life reste le contrat de référence pour qui veut intégrer de l’immobilier piloté dans son assurance vie.
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Kompoz a été un bon contrat en son temps, sans jamais devenir un leader incontesté. Sa fermeture aux nouvelles souscriptions en 2025 clôt le débat pour les futurs épargnants. Pour les clients existants, la conservation reste pertinente afin de préserver l’antériorité fiscale, idéalement complétée par un second contrat plus moderne. Pour ouvrir une assurance vie en ligne aujourd’hui, Linxea Spirit 2 reprend les promesses initiales de Kompoz sans en hériter des contraintes.
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Questions fréquentes
Pourquoi le contrat Kompoz n’est-il plus commercialisé ?
Sicavonline n’a pas communiqué de motif officiel. Plusieurs facteurs ont probablement convergé : le rebranding d’Ageas France en SELENCIA, le repositionnement de la gamme de produits du groupe, une grille tarifaire jugée trop complexe face à des concurrents plus lisibles comme Linxea ou Fortuneo, et un fonds en euros aux rendements modestes face à l’inflation. La fermeture est devenue effective courant 2025 et concerne aussi bien la gestion libre que les mandats pilotés ETF responsables introduits en 2022.
Mon contrat Kompoz va-t-il être fermé ou liquidé ?
Non, la fermeture commerciale ne concerne que les nouvelles souscriptions. Les contrats existants restent actifs et continuent de fonctionner normalement. Vous pouvez toujours effectuer des versements complémentaires, des arbitrages dans la limite de 15 par an sans frais, et des rachats partiels ou totaux selon vos besoins. Votre antériorité fiscale est préservée et le fonds en euros Sécurité, assuré par SELENCIA, conserve sa garantie en capital nette des frais de gestion contractuels.
Quelle est la meilleure alternative à Kompoz aujourd’hui ?
Linxea Spirit 2 est l’équivalent le plus direct, avec une grille de frais à 0,50 % fixe, plus de 700 UC dont ETF, SCPI et titres vifs, et un parcours 100 % digital. Pour la gestion pilotée ETF, Yomoni Vie et Goodvest reprennent l’esprit du mandat ETF responsable de Kompoz. Si vous privilégiez un écosystème bancaire, Fortuneo Vie et Boursorama Vie restent crédibles, avec des fonds en euros parfois plus performants. Le bon choix dépend de votre allocation cible et de votre niveau d’autonomie de gestion.
Puis-je transférer Kompoz vers un autre contrat sans perdre l’antériorité fiscale ?
Pas vers un autre assureur. Le droit français n’autorise pas le transfert d’une assurance vie d’un assureur vers un autre en conservant l’antériorité. La seule exception est le transfert Fourgous ou le transfert vers un PER au sein du même assureur, ce qui n’a pas d’intérêt ici puisque SELENCIA n’a pas de contrat ouvert équivalent. La stratégie pragmatique consiste donc à conserver Kompoz pour son antériorité fiscale, et à ouvrir un nouveau contrat en parallèle alimenté par les versements futurs.
Le fonds en euros Sécurité est-il toujours rémunérateur ?
Le rendement du fonds Sécurité d’Ageas/SELENCIA est resté autour de 2 % brut sur les derniers exercices documentés, contre 3 % à 4 % pour les meilleurs fonds en euros du marché en 2024. Après prélèvements sociaux à 17,2 %, le rendement net ressort autour de 1,66 %, soit légèrement sous l’inflation. Le capital reste garanti brut des frais de gestion contractuels, mais la performance réelle ne protège plus pleinement le pouvoir d’achat. Pour cette raison, un arbitrage partiel vers des UC sélectives ou une diversification vers un autre contrat peut faire sens à moyen terme.